Auteur

Léon Tolstoï

La vérité doit s'imposer sans violence !
La tâche essentielle de la philosophie de tous les siècles consiste précisément à trouver le lien nécessaire qui existe entre l'intérêt général et l'intérêt particulier.
Mais le moment est venu où j'ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n'était pas un crime d'être vivante, que c'était Dieu qui m'avait faite ainsi, que j'avais besoin d'aimer et de vivre.
Tout homme dont l'existence comporte quelque complication s'imagine volontiers qu'il est le seul qui soit obligé d'y faire face ; il devrait se dire que les autres ont les leurs, peut-être encore plus pénibles.
Admettre que la vie de l'humanité puisse être dirigée par la raison, c'est nier toute possibilité de vie.
Il me semble bien souvent, dit-elle en guise de réponse, que les hommes ne mettent guère en pratique les beaux sentiments dont ils font si volontiers parade.
Les femmes sont le pivot qui fait tout tourner.
L'homme n'est jamais aussi égoïste que dans les moments d'exaltation, d'enthousiasme ; il lui semble alors que rien n'est plus beau et plus passionnant que sa propre personne.
La mort est secourable et la mort est tranquille. Ah ! contre la douleur il n'est pas d'autre asile.
Aimer d'un amour humain, c'est pouvoir passer de l'amour à la haine tandis que l'amour divin est immuable.
L'amour, c'est Dieu, et mourir signifie pour moi, parcelle de cet amour, retourner au grand tout, à la source éternelle.
L'épouse, c'est pour le bon conseil, la belle-mère, c'est pour le bon accueil, mais rien ne vaut une douce maman.
Aimer tout et tous, se sacrifier toujours à l'amour, signifie qu'on aime personne, qu'on ne vit pas de la vie terrestre.
Le droit de propriété est inhérent à la nature humaine. Sans droit de propriété, il n'y aura nul intérêt à cultiver la terre. Abolissez-le et nous retournons à l'état sauvage.
Il n'y a pas d'autre amour que celui qui consiste à donner sa vie pour ceux qu'on aime.
La foi est la connaissance du sens de la vie humaine, connaissance qui fait que l'homme ne se détruit pas mais vit. La foi est la force de la vie.
L'art est aussi la cause principale de la dépravation des hommes au point de vue des relations sexuelles, si importantes dans la vie sociale.
Aujourd'hui, la science est pleine de sophismes, nécessaire au maintien d'une organisation sociale caduque, et forme un ramassis de connaissances pour la plupart peu ou pas utiles.
Le patriotisme, c'est l'esclavage.
Le fleuve le plus abondant ne peut ajouter une goutte d'eau à un vase déjà plein.
L'homme accumule pour un an, mais il ne sait pas qu'il peut mourir avant la nuit.
Je n'ai pas besoin de récompense : les louanges de mon Seigneur suffisent à me rendre heureux.
Ma seule idée, vois-tu, est de vivre sans faire de mal à personne qu'à moi-même, ce qui m'est bien permis !
Vronski et Mme Karénine, dans l'esprit du peintre, devaient être des Russes importants et riches qui ne comprenaient rien à l'art, comme tous ces Russes riches qui jouent aux connaisseurs.
Vronskï la regarda comme un homme regarde la fleur qu'il a arrachée. Dans cette fleur flétrie, il a peine à reconnaître la beauté à cause de laquelle il l'a cueillie et fait périr.

Œuvres de Léon Tolstoï

Anna Karénine (1873-1877)Carnet, 28 mars 1861Ce qui fait vivre les hommesContes et histoires vraies de RussieDe la vie (1889)En quoi consiste ma foiGuerre et PaixGuerre et Paix (1864-1869)Guerre et Paix, II, 3, 7Guerre et Paix, livre II, 3e partie, 22Guerre et Paix, livre III, 3e partie, 32Guerre et Paix, livre IV, 4e partie, 1L'ArgentL'esprit chrétien et le patriotismeLa Guerre et la Paix (1861)La Guerre et la Paix (1869)La Guerre et la Paix (1869), II, 3, 5La Guerre et la Paix (1869), III, 3, 32La Guerre et la Paix (1869), IV, 2, 14La Question sexuelle