Auteur

Joseph Arthur, comte de Gobineau

A chaque époque, (la science) voudrait dévorer une vérité qui la gêne.
Au rebours de ce qu'enseignent les moralistes, les hommes ne sont nulle part les mêmes.
Certains Etats, loin de mourir de leur perversité, en ont vécu.
Cette terre est une vallée de misères, un puits de contrariétés, une soupière de désolations et un saladier d'adversités.
Croire à ce qui mérite d'être cru pour ne pas croire le reste.
Dans l'homme aimé, il arrive le plus ordinairement qu'on ne s'est épris que de l'amour.
Etre heureux, c'est une vertu et une des plus puissantes.
Gloire à Dieu qui a voulu, pour des raisons que nous ne connaissons pas, que la méchanceté et la bêtise conduisent l'univers!
Il n'est de vraiment haineuse que l'opinion qui, pétrifiée sur elle-même, ne parle pas.
L'espèce blanche, considérée abstractivement, a désormais disparu de la face du monde.
La beauté est belle; la passion, l'amour absolu sont plus beaux et plus adorables.
La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire.
La République, en France, a ceci de particulier, que personne n'en veut et que tout le monde y tient.
Les aveugles entendent mieux que personne; les sourds voient plus loin.
Rien n'est rendu estimable que par la durée.
Un peuple a toujours besoin d'un homme qui comprenne sa volonté, la résume, l'explique et le mène où il doit aller.
Une société n'est, en elle-même, ni vertueuse ni vicieuse; elle n'est ni sage ni folle; elle est.
Les flots de son coeur et de son esprit ne s'épanchaient plus en cascades tourmentées, en cataractes turbulentes, ils coulaient largement et doucement sur une pente unie.
C'est de la folie, c'est une fantaisie, c'est une ruine étourdiment cherchée, étourdiment voulue et qui ne produira que des regrets et des remords !
Elle avait certainement franchi la quarantaine, mais nullement laissé de l'autre côté de cette frontière la prétention de séduire.
Dans tous les pays du monde, quand on n'est pas Français, on est étranger.
Quand vous reviendrez, on vous donnera un emploi qui vous fera peut-être entrer dans ce que le langage moderne appelle superbement «la vie pratique», c'est-à-dire dans toutes les platitudes, les niaiseries, les lâchetés de l'existence actuelle.
L'âme a sa pudeur sans doute; mais cette pudeur-là n'est, chez les amoureux qu'un reflet des flammes qui brûlent ailleurs dans leur être.
Une séduction puissante s'exhalait de cette jeune fille. ... C'était une de ces créatures qui entraînent, qui enivrent, qui ensorcellent, et qui ne vous disent ni pourquoi, ni comment.
La hiérarchie des langues correspond rigoureusement à la hiérarchie des races.

Œuvres de Joseph Arthur, comte de Gobineau

Ecrit sur l'album de la princesse VictoriaEssai sur l'inégalité des races humainesEssai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855), I, 15Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855), VI, 3La IIIe République française et ce qu'elle vautLes PléiadesLes Pléiades (1874)Les Religions et les philosophiesLettre à sa soeur, 22 juillet 1872Mademoiselle IrnoisMademoiselle Irnois (1848)Nouvelles asiatiquesNouvelles asiatiques (1876)