L'être existe parce que le néant le lui demande en grâce.
Le rien a su qu'il n'était rien sauf le besoin de tout.
Exister s'exténue comme un hymne.
Tout évènement n'est qu'un accroît de clarté.
Les extatiques ne sont pas à genoux, ils rôdent.
Le dieu doute et ne se survit même que par son doute.
Plus l'âme entre en ténèbres mieux le dieu la voit comme plus le dieu s'exténue et mieux l'âme le respire.
La fêlure est la nature des dieux.
Nos actes sont des pas sur la plage, la marée les efface. Nos oeuvres sont écrites sur le sable, le vent les efface sans les lire.
Nos pensées sont des éponges imbibées de culture et de propagande. Chacun n'est soi et friable que par instant, à l'insu du train de ce monde.
Œuvres de Jean Grosjean