Pour un vrai soldat, il n'y a pas la victoire et la défaite, l'opprobre et la gloire: il y a le combat, dont elles sont les faces, éclairées ou sinistres.
Auteur
Jean Giraudoux
302 citations · citations de Jean Giraudoux sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
Il n'y a vraiment que les Juifs pour croire aussi sérieusement à l'éternité. Ils l'ont inventée comme intérêt à une minute, une seule minute de charité ou d'honnêteté. C'est leur idéal du placement.
Le vide suprême, la jouissance.
Auprès de toute honte privée ou publique, vous trouvez toujours aussitôt une femme qui s'en fait un trésor et un secret.
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse!
Un homme seul avec la gloire, c'est déjà bête. Une femme seule avec la gloire, c'est ridicule.
Braves devant l'ennemi, lâches devant la guerre, c'est la devise des vrais généraux.
La rime, c'est encore le meilleur tambour.
Le bonheur est exigeant comme une épouse légitime.
Les acheteurs des Frères Karamazov diffèrent des acheteurs du Train de huit heures quarante-sept.
Nous ne commettrons pas l'erreur des romanciers qui se croient tenus, quand ils ont leur titre, d'écrire en supplément le roman lui même.
On massacre d'abord une langue, puis ceux qui la parlent.
Quand les adjectifs sortent du mot à la queue leu leu, c'est que le mot vogue à sa perte.
La mort est si ancienne qu'on lui parle en latin.
Son coeur ne bat plus. - - Parfait. Rien d'inquiétant dans un mort comme un coeur qui bat.
C'est un crime contre l'Etat, le suicide. - Un suicidé, c'est un soldat de moins, un contribuable de moins.
Les seuls espaces libres sont les cimetières dont la superficie dépasse presque, dans Paris même, la superficie des jardins. Honneur à la ville qui prévoit plus d'oxygène pour ses morts que pour ses vivants.
Il faut vraiment ne pas savoir ce qu'est la rate, le foie, pour presser carrément contre soi une créature humaine.
On appelle miracle quand Dieu bat ses records.
Aucun poète n'a jamais interprété la nature aussi librement qu'un avocat interprète la réalité.
Un noeud finit toujours par se défaire, du simple dégoût d'être un noeud.
Tu as vu le destin s'intéresser à des phrases négatives?
Quand au lieu de Trujillo, le journal imprimera Trujolli, ce sera la liberté.
Un cheval passa, les poules suivirent, pleines d'espoir.
(Hélène, parlant des hommes) - Je ne les déteste pas. C'est agréable de les frotter contre soi comme de grands savons. On en est toute pure...
Œuvres de Jean Giraudoux
Adorable Clio (1920)Amphitryon 38 (1929)Amphitryon 38 (1929), I, 1, JupiterAmphitryon 38 (1929), I, 6, AlcmèneAmphitryon 38 (1929), II, 5, MercureAmphitryon 38 (1929), III, 1Amphitryon 38 (1929), III, 1, SosieAventures de Jérôme Bardini (1930)Bella (1926)Choix des élues (1939)Combat avec l'ange (1934)De pleins pouvoirs à sans pouvoirs (1950)Eglantine (1927)Electre (1937)Electre (1937), I, 3, le mendiantElectre (1937), II, 8, EgistheElectre (1937), II, 9Elpénor (1919), épigrapheIntermezzo (1933)Intermezzo (1933), I, 4