En France, le premier jour est pour l'engouement, le second pour la critique et le troisième pour l'indifférence.
Auteur
Jean-François Delaharpe, dit de La Harpe
O ma tendre musette, - Musette des amours.
Tout, jusqu'à la vérité, trompe dans ses écrits.
Et des boyaux du dernier prêtre - Serrons le cou du dernier roi.
On affaiblit toujours tout ce qu'on exagère, - Je crois sa douleur vive, et la crois passagère.
Non, ce n'est pas la loi, c'est l'abus que j'accuse.
Ce sont eux qui, médians avec impunité, - Protecteurs de la fraude et de l'iniquité, - Infectent tous les coeurs de leurs lâches maximes: - Et l'abus du pouvoir enfante tous les crimes.
L'erreur fit les tyrans, et la loi vient des Cieux.
Le coeur, pour se donner, a-t-il besoin d'espoir?
Il n'est que les grands coeurs - Qui sentent la pitié que l'on doit aux malheurs, - Qui sentent d'un bienfait le plaisir et la gloire.
Un bienfait n'avilit que les coeurs nés ingrats.
Le malheur corrompt tout dans les coeurs abattus; - Et la rendre au bonheur, c'est la rendre aux vertus.
Le plaisir des bons coeurs, c'est la reconnaissance.
Je ne demande point un rang ni des honneurs; - Combattre est mon seul voeu, me venger est ma gloire - Et tout soldat est grand dans un jour de victoire.
On ne pardonne point à qui nous fait rougir.
Shakespeare lui-même, tout grossier qu'il était, n'était pas sans lecture et sans connaissances: ses oeuvres en fournissent la preuve.
Contre l'amour sans doute il n'est point de défense; - Mais que la solitude ajoute à sa puissance!
Le moment du péril est celui du courage.
Œuvres de Jean-François Delaharpe, dit de La Harpe
Coriolan (1784), I, 1Coriolan (1784), III, 4Cours de littérature ancienne et moderne, IntroductionCours de littérature ancienne et moderne, troisième partie, livre IV, chapitre IIIElogesLe Comte de Warwick (1763)MélangesMélanie, ou les Voeux forcés (1770)Mélanie, ou les Voeux forcés (1770), I, 1Mélanie, ou les Voeux forcés (1770), I, 4Philoctète (1783)Romance, Musique attribuée à MonsignyVirginie (1786), III, 2