Auteur

James Joyce

Nous ne pouvons nous donner, disait cette voix: nous n'appartenons qu'à nous-même.
L'amour entre deux hommes est impossible parce qu'il ne doit pas y avoir de relation sexuelle et l'amitié entre un homme et une femme est impossible parce qu'il doit y avoir une relation sexuelle.
Personne ne voulait de lui; il était banni du festin de la vie.
Mieux valait passer hardiment en cet autre monde, dans la pleine gloire de quelque passion, que de s'effacer et se dessécher lamentablement au fil des années.
Chaque vie, c'est beaucoup de jours, jour après jour. Nous marchons à travers nous-mêmes, rencontrant voleurs, fantômes, géants, vieillards, jeunes gens, épouses, veuves, frères d'amour. Mais toujours nous rencontrant nous-mêmes.
L'esthétique et les cosmétiques sont pour le boudoir. Je suis pour la vérité. La simple vérité pour un homme simple.
Qui sait, dit-il. Il faut de l'humilité pour apprendre. Mais c'est la vie qui est la grande éducatrice.
Dieu a fait l'aliment, le diable l'assaisonnement.
L'école et la maison s'éloignaient, et leur influence sur nous semblait diminuer.
Ils les aiment substantielles. Saucisses de choix.
Il faut de l'humilité pour apprendre. Mais c'est la vie qui est la grande éducatrice.
La libre pensée n'existe pas. Etant donné que toute pensée est soumise nécessairement à ses propres lois.
Oui, Bronze proche et Or lointaine entendaient l'acier proche, les sabots sonner loin, entendaient les sabots d'acier sondesabots sondacier.
Une putain malpropre avec un canotier de paille noire sur l'oreille se coulait nyctalope dans le jour cru le long du quai vers M. Bloom.
Sur les hauteurs de Ben Howth au milieu des rhododendrons passe une chèvre, mamelliflue, la queue en trognon de chou, elle sème des raisins de Corinthe.
Personne ne voulait de lui il était banni du festin de la vie.
Il était exaspéré par la droiture même de son existence. Il sentit qu'il avait été proscrit du festin de la vie.
Buck Mulligan musard amusé murmurait d'aise, s'approuvant soi-même : - Un postérieur plein d'aise.
Comme mon coeur battait tandis qu'il revenait vers moi au pas de course à travers le champ ! Il courait comme s'il avait dû me porter secours. Et je fus tout contrit car au fond de moi je l'avais toujours un peu méprisé.

Œuvres de James Joyce

Dublinois (1914)Dublinois (1914), Les mortsDublinois (1914), Un cas douloureuxLe Nouveau Drame d'Ibsen (1900)Les Gens de Dublin (1914)Portrait de l'artiste en jeune homme (1916)Portrait de l'artiste jeune hommeUlysse (1922)