... les petits incidents font les grands.
... le noir, c'est la seule couleur qui ne change pas.
On ne peut pas s'aimer et ne pas s'assommer.
Le temps ne passe pas deux fois; quand il est passé, il ne passe plus: on l'oublie. Puis, lorsqu'on ne s'en souvient plus, on dit «Mon Dieu, qu'il passe vite!»
Comme c'est toujours pour un bon motif, un curé qui se fâche se fâche mieux qu'un autre.
... aie le courage d'être un homme comme les autres!
Ce sont les soumis qui prêchent la soumission. Moi, je ne prêche pas: il me suffit d'être ce que je suis.
... on peut tromper les vivants, on ne trahit pas les morts: ce sont eux qui font les mondes.
La vie est une chose étonnante, en effet. Il n'y a que la mort qui l'égale.
Trop de parenté, ça rend parfois orphelin.
Les bourreaux sont comme les diables : c'est l'ennui qui les enrage contre leurs victimes.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Le naturel et le spirituel se marient dans le cours ordinaire de la vie comme les couleurs de l'arc-en-ciel en fondant dans la limpidité de l'air.
Œuvres de Jacques Ferron