Auteur

Jacques Bénigne Bossuet

Il faut laisser le passé dans l'oubli et l'avenir à la Providence.
... Dans les grandes actions il faut uniquement songer à bien faire, et laisser venir la gloire après la vertu.
... Il faut aller jusqu'à l'horreur quand on se connaît.
... Le bien de Dieu, c'est lui-même; et tout le bien qui est hors de lui vient de lui seul.
... Le temps peut être en quelque sorte dans l'éternité.
Ah! que nous avons bien raison de dire que nous passons notre temps! nous le passons véritablement, et nous passons avec lui.
C'est trop se laisser surprendre aux vaines descriptions des peintres et des poètes, que de croire la vie et la mort autant semblables que les uns et les autres nous les figurent.
Cette recrue continuelle du genre humain, je veux dire les enfants qui naissent, à mesure qu'ils croissent et qu'ils s'avancent, semblent nous pousser de l'épaule et nous dire: - Retirez-vous, c'est maintenant notre tour.
Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas; pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir.
Dieu est celui en qui le non-être n'a pas de lieu.
Dieu n'est pas un tout qui se partage.
Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes.
En faisant des oeuvres de surabondance, gardez-vous bien d'oublier celles qui sont de nécessité.
Est-ce là ce grand arbre qui portait son faîte jusqu'aux nues? Il n'en reste plus qu'un tronc inutile. Est-ce là ce fleuve impétueux qui semblait devoir inonder toute la terre? Je n'aperçois plus qu'un peu d'écume.
Il faut mener les hommes passionnés comme des enfants et des malades, par des espérances vaines.
Il n'y a point de hasard dans le gouvernement des choses humaines, et la fortune n'est qu'un mot qui n'a aucun sens.
La piété est le tout de l'homme.
La possession des richesses a des filets invisibles où le coeur se prend insensiblement.
Le plaisir de l'homme, c'est l'homme.
Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet.
Le plus grand outrage que l'on puisse faire à la vérité est de la connaître et, en même temps, de l'abandonner ou de l'affaiblir.
Le propre de l'hérétique, c'est-à-dire de celui qui a une opinion particulière, est de s'attacher à ses propres pensées.
Les contraires se connaissent l'un par l'autre: l'injustice de l'amour-propre se connaît par la justice de la charité.
Les femmes n'ont qu'à se souvenir de leur origine, et sans trop vanter leur délicatesse, songer après tout qu'elles viennent d'un os surnuméraire où il n'y avait de beauté que celle que Dieu y voulut mettre.
Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs; le matin elle fleurissait; avec quelles grâces, vous le savez: le soir nous la vîmes séchée...

Œuvres de Jacques Bénigne Bossuet

1er Sermon pour la Fête de tous les saints4e Sermon pour la Fête de tous les saintsApocrypheAvertissement aux ProtestantsDeuxième sermon pour la PentecôteDiscours sur l'histoire universelle (1681)Elévations sur les mystèresElévations à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienneEminence de la dignité des pauvresEtats d'oraisonEucharistie, II, 7Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), I, 11Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), I, 6Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), I, 8Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 109Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 11Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 13Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 2Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 4