Auteur

Isabelle Huppert

Qu'est-ce que c'est que l'intelligence d'abord? C'est peut-être d'éviter les lieux communs.
Dans la confiance, on se donne mutuellement des ailes. Cette réciprocité est très importante. On est élu par quelqu'un, mais on le choisit aussi.
Cannes reste un haut lieu de la cinéphilie et en même temps le plus grand festival du monde.
Je vois tout comme une scène, et j'écoute tout comme si on était dans une pièce de théâtre.
Je préfère l'amateurisme au professionnalisme, savoir rester dans une sorte de crête assez hasardeuse où l'on a l'impression de savoir des choses sans en être tout à fait sûr.
Le cinéma, c'est collectif et solitaire, ce qui me va très bien. C'est une dépendance, mais elle est tellement agréable que le plaisir l'emporte sur les mauvaises raisons, comme le besoin de fuir la réalité.
Il y a souvent cette idée d'un rêve américain, moi je n'ai pas particulièrement de rêve américain. Je n'ai pas plus de rêve américain, que de rêve coréen ou taïwanais, d'où des films formidables nous arrivent.
On ne travaille pas un rôle, on est travaillé par lui.
Le cinéma, par définition, c'est inédit.
Ce qui est bien pour une actrice c'est d'être tantôt princesse endormie qu'on vient réveiller et puis un peu soldat, mais ni trop l'un ni trop l'autre.
Pour un acteur, le cinéma est l'espace idéal pour une forme d'autobiographie déguisée.

Œuvres de Isabelle Huppert

Dans L'Express, juillet 2010.Dans le magazine Elle n° 3482, 21 septembre 2012.Dans le magazine Vogue n° 930, septembre 2012.France Culture, A voix nue, 15 mai 2006.France Culture, A voix nue, 17 mai 2006.France Culture, A voix nue, 19 mai 2006.L'Humanité, 12 mai 2000.Les Cahiers du Cinéma, numéro hors série d'octobre 1997.