Auteur

Heinrich Heine

Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
L'amour et la haine, la haine et l'amour, - Tout cela est passé sur moi; - Pourtant je n'en ai gardé nulle trace, - Je suis resté toujours le même.
De mes grands chagrins je fais de petites chansons; elles agitent leur plumage sonore et prennent leur vol vers le coeur de ma bien-aimée.
En fait de vertu, la laideur, c'est déjà la moitié du chemin.
Tu as donc entièrement oublié que, bien longtemps, j'ai possédé ton coeur, ton petit coeur, si doux, si faux et si mignon, que rien au monde ne peut être plus mignon et plus faux?
En France, ce que pense la province importe autant que ce que pensent mes jambes.
A tous les coeurs bien nés, que la patrie est chère!
Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir vus pendus.
Dieu me pardonnera! C'est son travail.
Ce n'était qu'un début. Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.
Chaque pierre tombale couvre une histoire universelle.
Les gouvernements ne peuvent se maintenir que par ce qui leur a donné naissance.
L'historien est un prophète qui regarde en arrière.
Homme, paie tes dettes. Le chemin de la vie est long, et mainte fois encore tu prendras à crédit, comme tu l'as déjà fait si souvent.
Homme, ne blague pas le diable. Le chemin de la vie est bref, et l'éternelle damnation n'est pas une vaine imagination populaire.
L'amour, la fidélité, la religion, comme tout cela a disparu de la terre! Et comme le café est cher, et comme l'argent est rare!... Nos jeux d'enfants sont terminés. Tout passe... l'argent, le monde, le temps, et la religion, et l'amour, et la fidélité.
Je ne te parlerai jamais de l'amour que j'ai eu pour toi, et lorsque tu ne seras plus, j'irai pleurer sur ton tombeau.
Tu es telle qu'une fleur, si charmante, si belle et si pure! Je te contemple, et la tristesse se glisse dans mon coeur. Je crois que je devrais étendre mes mains sur ta tête et prier Dieu qu'il te conserve si pure, si belle, si charmante!
La neige peut s'amonceler dehors; il peut grêler, la tempête peut faire rage et fouetter la vitre à grand bruit: je ne ferai jamais de plaintes, car je porte dans ma poitrine l'image de l'aimée et la joie du printemps.
Mon coeur sombre est épris de toi, il t'aime et il se brise; il se brise et tressaille et saigne. Mais tu ne vois pas cela.
Celui qui aime pour la première fois, fût-il malheureux, est un dieu; mais celui qui aime pour la deuxième fois d'un amour malheureux encore, celui-là est un imbécile.
Nos descendants seront plus beaux et plus heureux que nous; car je crois au progrès et je tiens Dieu pour un être clément qui a destiné l'humanité au bonheur.
On dit que les esprits de la nuit s'épouvantent quand ils aperçoivent le glaive d'un bourreau.
Le diable est froid, même comme amoureux, mais il n'est pas laid, car il peut prendre telle forme qui lui plaît.
Tout hollandais est négociant.

Œuvres de Heinrich Heine

Almansor (1821)Almansor (1821), à propos de l'autodafé nationaliste de la Wartburg, 1817.Correspondance inédite (1867), Hambourg, 19 octobre 1827De l'Allemagne (1835), IDe l'Allemagne (1835), IIIDe l'Allemagne (1835), IXDe l'Allemagne (1835), VIIDe l'Allemagne depuis Luther (1834)De la France (1832)GermaniaIntermezzo lyriqueLivre des chants, Intermezzo lyrique (1822-1823)Livre des chants, Le Retour (1823-1824)Livre des chants, Les Jeunes Souffrances (1816 - 1821)Livre des chants, le RetourLutèce, LVI, 5 mai 1843MarengoOeuvresPenséesPoésie et prose : portrait et notice bibliographique, 1906