Auteur

Gustave Thibon

La fameuse loi d'Auguste Comte - à savoir que l'énergie des mobiles est inversement proportionnelle à leur qualité - ...
La pléthore de l'avoir a pour rançon l'anémie de l'être.
Le progrès technique doit nous apparaître comme une question posée par la science à la conscience. Et la réponse n'est ni dans la lune ni dans les prodigieuses machines qui nous y conduisent: elle est en nous.
C'est toujours un grand mal que de juger dépassé ce qui est irremplaçable.
Le bien et le mal, la joie et la peine étant indissolublement liés ici-bas, le vrai problème n'est pas d'être heureux ou malheureux: c'est d'être l'un et l'autre au niveau le plus élevé de soi-même.
Chaque journée, chaque année est comme un jardin dont la culture nous est confiée: ne pouvant en élargir la surface, notre tâche est de choisir les bonnes semences et de sarcler les herbes parasites.
Le mythe des «lendemains qui chantent» attire les foules comme la lampe les papillons. L'avenir étant muet, rien n'est plus facile que de lui faire chanter la chanson qu'on veut: aucun risque de démenti dans l'immédiat...
Ne se sentir heureux que par comparaison, c'est se condamner à n'être jamais vraiment heureux, car il faut toujours se démener pour rejoindre ou pour dépasser quelqu'un.
N'oublions pas que ce n'est pas le nombre et la longueur de ses branches, mais la profondeur et la santé de ses racines qui font la vigueur d'un arbre.
L'homme qui ne sait pas se taire est incapable d'une vraie conversation et là où il n'y a plus de solitaires, il ne reste que des isolés.
Hugo écrivait à l'adresse des pessimistes de son époque: «Vous voyez l'ombre, et moi je contemple les astres, Chacun a sa façon de regarder la nuit...»
Mais une réaction excessive est souvent un remède pire que le mal. Est-ce rendre service à un aveugle, qui frôle le fossé de droite, que de le pousser si fort qu'il tombe dans le fossé de gauche?
On revient toujours à la grande parole de Chesterton, si tragiquement vérifiée dans le monde réel: «Otez le surnaturel, il ne reste plus que ce qui n'est pas naturel.»
Rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation.
Le seul moyen de rester jeune en vieillissant, c'est de renoncer à le paraître. ... A n'accorder de valeur qu'au printemps, on fausse le rythme des quatre saisons, à commencer par le printemps lui-même qu'on fait avorter en l'adorant.
Mal savoir ne vaut pas mieux que tout ignorer...
Toutes les chutes appellent la compassion et le pardon, sauf celles qui se déguisent en ascensions.
Connaissez-vous beaucoup d'hommes qui attribuent leurs échecs à leur incapacité?
La fraternité n'a pas ici bas de pire ennemi que l'égalité.
Chaque concession ne peut qu'affaiblir un peu celui qui la fait et offenser davantage celui qui l'obtient.
Je suis juste. Et cependant je dors mal!
Il faut se méfier des penseurs qui ont réponse à tout. Le souci d'être irréfutable éloigne de la vérité.
Hugo écrivait à l'adresse des pessimistes de son époque: Vous voyez l'ombre, et moi je contemple les astres. Chacun a sa façon de regarder la nuit...
La fraternité n'a pas ici-bas de pire ennemi que l'égalité.
L'ami vrai, ce n'est pas celui qui sait se pencher avec pitié sur notre souffrance, c'est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur.

Œuvres de Gustave Thibon

ApocrypheAux ailes de la lettre..., pensées inédites (1932-1982) (2006)Ce que Dieu a uni (1967)Destin de l'homme (1941)Diagnostics (1940)L'ignorance étoilée (1974)L'ignorance étoilée (1974), Avant-proposL'échelle de Jacob (1942)L'équilibre et l'harmonie (1976)Le Pain de chaque jour (1945)Vous serez comme des dieux (1954)