Auteur

Gustave Flaubert

Un homme continuellment affamé d'un idéal qu'il n'atteint jamais.
Des oppressions, de la toux, une fièvre continuelle et des marbrures aux pommettes décelaient quelque affection profonde.
Ses pauvres mains se traînaient sur les draps, avec ce geste hideux et doux des agonisants qui semblent vouloir déjà se recouvrir du suaire.
C'est mon but (secret): ahurir tellement le lecteur qu'il en devienne fou.
Je vous écris dans tout l'ahurissement d'une première lecture. Pardonnez-moi mes bêtises si elles sont trop fortes.
La poussière blonde s'envolait de son outil, comme une aigrette d'étincelles sous les fers d'un cheval au galop.
Ils aspiraient à pleins poumons la fraîcheur de l'air.
L'argent est bon, mais l'aise meilleure. Et l'aise en voyage, c'est tout.
La façade de briques était juste à l'alignement de la rue, ou de la route plutôt.
Contre le lambris, peint en blanc, s'alignaient huit chaises d'acajou.
La vie est en soi quelque chose de si triste, qu'elle n'est pas supportable sans de grands allègements.
J'ai vu le moment où le traité allait être signé séance tenante.
Il y avait quatre femmes danseuses et chanteuses almées (le mot almée veut dire savante, bas-bleu ...).
Des alternatives de colère et d'espoir, d'exaltation et d'abattement.
Un plateau où alternaient des pâturages et des champs en labour.
Il faut, quand on est en bonne santé, amasser du courage pour les défaillances futures.
Toute mon ambition maintenant est de fuir les embêtements.
Il avait brigué le titre de roi, qu'ils ambitionnaient comme lui.
Allons adieu, adieu. Un baiser, un long - deux bien longs - cent. La prochaine fois nous causerons de toi. Parle-moi de ton drame, de tes travaux. Travaille, va, et le plus que tu pourras. Le problème n'est pas de chercher le bonheur, mais d'éviter l'ennui. C'est faisable avec de l'entêtement.
J'ai vu ça, moi, du premier coup, en entrant. J'ai l'oeil américain.
La coupe d'amertume était remplie.
Ils étaient sur la limite d'un champ soigneusement ameubli.
Cela parut drôle, et l'on pensa définitivement qu'elle devait être sa bonne amie.
Sa robe noire dont les draperies s'élargissaient en éventail, l'amincissait, la rendait plus grande.
Ils s'amoncelaient au couchant, du côté de Rouen, et roulaient vite leurs volutes noires.

Œuvres de Gustave Flaubert

AgoniesBouvard et Pécuchet (1881)Bouvard et Pécuchet (1881), XCarnetsCorrespondanceCorrespondance (1830-1851)Correspondance (1887-1893)Correspondance (à propos de Madame Bovary).Correspondance 1859-1860Correspondance I, A Alfred Le Poittevin, 2 avril 1845Correspondance I, A Emmanuel Vasse de Saint-Ouen, 4 juin 1846Correspondance I, A Louise Colet, 15 août 1846Correspondance I, A Louise Colet, 15 février 1847Correspondance I, A Louise Colet, 17 septembre 1846Correspondance I, A Louise Colet, 20 décembre 1846Correspondance I, A Louise Colet, octobre 1847Correspondance I, à Louise Colet, 12 août 1846Correspondance I, à Louise Colet, 30 janvier 1847Correspondance à George Sand (1871)Correspondance à George Sand, 1866.