Auteur

Guillaume Apollinaire

Oui, ma Lou, tu es ma Lou à moi, ma chose vivante que j'aime infiniment, mon bijou précieux, ma petite perle ronde comme ton derrière, comme tes deux petits seins infiniment jolis et si joliment fleuris de deux roses sans épines.
Il me semble te voir déjà quand nous irons plus loin sur l'échelle de l'amour et que toutes les folies ouvriront leurs écluses pour nous entraîner au courant de la passion.
Le travail mène à la richesse. - Pauvres poètes, travaillons ! - La chenille en peinant sans cesse - Devient le riche papillon.
Tu m'as parlé de vice en ta lettre d'hier - Le vice n'entre pas dans les amours sublimes - Il n'est pas plus qu'un grain de sable dans la mer...
Je suis la tristesse même, mais non la vilaine et pauvre tristesse qui assombrit tout. La mienne brille comme une étoile, elle illumine le chemin de l'Art à travers l'effroyable nuit de la vie.
Et je l'embrassai sur sa jolie bouche, rouge comme une cerise et ouverte sur de belles dents saines et appétissantes.
Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.
Et que le sol partout s’étoile de regards de nouveau-nés - \r\nPlus nombreux encore que les scintillements d’étoiles.\r\n
Mais une grande voix venue d’un mégaphone Dont le pavillon sortait. De je ne sais quel unanime poste de commandement. La voix du capitaine inconnu qui nous sauve toujours cria : « Il est grand temps de rallumer les étoiles ».

Œuvres de Guillaume Apollinaire

Calligrammes (1918)Calligrammes (1918), A l'ItalieCalligrammes (1918), C'est Lou qu'on la nommaitCalligrammes (1918), La Nuit d'avril 1915Calligrammes (1918), Le Jet d'eauCalligrammes (1918), Les saisonsCalligrammes (1918), Lundi rue ChristineCalligrammes (1918), Tristesse d'une étoileCalligrammes (1918), l'Adieu du CavalierCalligrammes (1918), la Jolie RousseCalligrammes (1918), la VictoireCalligrammes (1918), le Musicien de Saint-MerryCalligrammes (1918), les CollinesCalligrammes (1918), les FenêtresConférence, au Vieux Colombier, 26 novembre 1917.Dans Chroniques d'art d'Apollinaire.L'Hérésiarque et CieL'Hérésiarque et Cie (1910)L'amour, le dédain et l'espéranceLa Femme assise