Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse, - Au Pausilippe altier, de mille feux brillant, - A ton front inondé des clartés d'Orient, - Aux raisins noirs mêlés avec l'or de ta tresse.
Auteur
Gérard de Nerval
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Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé, - Le Prince d'Aquitaine à la tour abolie: - Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé - Porte le Soleil noir de la Mélancolie.
L'amour constant ressemble à la fleur du soleil, - Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage - Dont elle a, le matin, salué son réveil!
La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance, - Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs, - Sous l'olivier, le myrte, ou les saules tremblants, - Cette chanson d'amour qui toujours recommence?...
La sainte de l'abîme est plus sainte à mes yeux!
La Treizième revient... C'est encor la première; - Et c'est toujours la Seule, - ou c'est le seul moment.
La vie d'un poète est celle de tous.
Le désespoir et le suicide sont le résultat de certaines situations fatales pour qui n'a pas foi dans l'immortalité, dans ses peines et dans ses joies.
Quels sont les romans préférables aux histoires comiques ou tragiques d'un journal des tribunaux.
Je ne dis pas qu'une femme ne puisse avoir un caprice pour son mari car, après tout, c'est un homme.
Le premier qui compara une femme à une rose, c'est un poète, le second fut un imbécile.
Il fait si beau que l'on ne peut se rencontrer ni s'embrasser dans les maisons.
L'idéal rayonne toujours au-delà de notre horizon actuel.
La patience était la plus grande des vertus des initiés antiques.
L'espérance a fui comme un songe, - Et mon amour seul m'est resté!
Mais non, ma jeunesse est finie... - Adieu, doux rayon qui m'as lui, - Parfum, jeune fille, harmonie... - Le bonheur passait, il a fui!
Ma seule étoile est morte et mon luth constellé - Porte le soleil noir de la - Mélancolie.
Puis une dame, à sa haute fenêtre, - Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens, - Que, dans une autre existence peut-être, - J'ai déjà vue, et dont je me souviens!
J'arrange volontiers ma vie comme un roman.
Cette vie est un bouge et un mauvais lieu. J'ai honte que Dieu m'y voie.
Moi, pas de religion? J'en ai dix-sept!
Ne m'attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche.
Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé, - Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie, - La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé, - Et la treille où le pampre à la rose s'allie.
Je sais pourquoi là-bas le volcan s'est rouvert... - C'est qu'hier tu l'avais touché d'un pied agile, - Et de cendres soudain l'horizon s'est couvert.
L'aigle a déjà passé, l'esprit nouveau m'appelle, - J'ai revêtu pour lui la robe de Cybèle... - C'est l'enfant bien-aimé d'Hermès et d'Osiris!
Œuvres de Gérard de Nerval
Aurélia ou Le rêve et la vie (1855)Aurélia ou Le rêve et la vie (1855), VIIIChanson gothiqueContes et facéties (1852)Contes et facéties (1852), La main enchantéeCorrespondanceDans Vocabulaire esthétique de Roger Caillois.FragmentsFragments, Un souvenirLa Bohème galante (1852)La Bohème galante (1852), AuréliaLa Bohème galante (1852), EmilieLa Bohème galante (1852), Promenades et SouvenirsLa Bohème galante (1852), Promenades et Souvenirs, Le divanLaisse-moi!Le Chariot d'enfant (1850)Les Chimères (1854), CorillaLes Chimères (1854), El DesdichadoLes Chimères, AntérosLes Chimères, Artémis