Auteur

Georges Louis Leclerc, comte de Buffon

Le blaireau est un animal paresseux, défiant, solitaire, qui se retire dans les lieux les plus écartés, dans les bois les plus sombres, et qui s'y creuse une demeure souterraine.
M. Gellert assure que cet acide, aidé d'une chaleur longtemps continuée, réduit en bouillie les bois les plus durs, ainsi que les cornes et les os des animaux.
Il y a des pigeons qui préfèrent les trous poudreux des vieilles murailles aux boulins les plus propres de nos colombiers.
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats ; aussi intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l'affronte, il se fait au bruit des armes, il l'aime, il le cherche et s'anime de la même ardeur ; il partage aussi ses plaisirs, à la chasse, aux tournois, à la course, il brille, il étincelle.
Le chien est le seul animal dont la fidélité soit à l'épreuve; le seul qui entende son nom et qui reconnaisse la voix domestique.
On attribue à la cigogne des vertus morales dont l'image est toujours respectable: la tempérance, la fidélité conjugale, la piété filiale et paternelle.
Le bois qui, dans le même terrain, croît le plus vite est le plus fort; celui qui a crû lentement est plus faible que l'autre.
Le faon ne porte ce nom que jusqu'à six mois environ, alors les bosses commencent à paraître, et il prend le nom de hère jusqu'à ce que ces bosses allongées en dagues lui fassent prendre le nom de daguet.
Le blaireau a plus de facilité qu'un autre pour jeter derrière lui les déblais de son excavation.
Le cygne décore, embellit tous les lieux qu'il fréquente.
L'éléphant, une fois dompté, devient le plus doux et le plus obéissant de tous les animaux.
La matière en général est composée de quatre substances principales, qu'on appelle éléments; la terre, l'eau, l'air et le feu entrent tous quatre en plus ou moins grande quantité dans la composition de toutes les matières particulières.
La fauvette fut l'emblème des amours volages, comme la tourterelle de l'amour fidèle.
L'oeil doit être regardé comme une expansion du nerf optique, ou plutôt l'oeil lui-même n'est que l'épanouissement d'un faisceau de nerfs.
Le lynx est un animal fabuleux aussi bien que toutes les propriétés qu'on lui attribue. Ce lynx imaginaire n'a d'autre rapport avec le vrai lynx que celui du nom.
Ils s'étaient familiarisés avec la personne qui en avait soin, et venaient manger dans sa main.
Toutes les fontaines proviennent des eaux pluviales infiltrées et rassemblées sur la glaise.
La fouine a la physionomie très fine, loeil vif, le saut léger, les membres souples, le corps flexible, tous les mouvements très prestes.
Simplifier les causes, et généraliser les effets, doit être le but du physicien.
Le bec des manchots se termine généralement en pointe: dans cette espèce, l'extrémité de la mandibule inférieure est tronquée; ce caractère a suffi à M. Brisson pour faire de ce manchot un genre à part sous le nom de gorfou.
On a aussi donné à cet huîtrier ou mangeur d'huîtres le nom de pie de mer, non seulement à cause de son plumage noir et blanc, mais encore parce qu'il fait, comme la pie, un bruit ou cri continuel.
Ces animaux ont dans la gorge une espèce de tambour osseux dans la concavité duquel le son de leur voix grossit, se multiplie et forme des hurlements par écho; aussi a-t-on distingué ces sapajous de tous les autres par le nom de hurleurs.
Ne serait-il pas plus simple, plus naturel et plus vrai de dire qu'un âne est un âne, et un chat un chat, que de vouloir, sans savoir pourquoi, qu'un âne soit un cheval, et un chat un loup-cervier?
L'affection maternelle est un sentiment plus fort que celui de la crainte, et plus profond que celui de l'amour, puisque cette affection l'emporte sur les deux dans le coeur d'une mère.
La gloire n'est un bien qu'autant qu'on en est digne.

Œuvres de Georges Louis Leclerc, comte de Buffon

De la manière d'étudier et de traiter l'histoire naturelle (1749)Discours sur le styleDiscours sur le style prononcé à l'Académie française le jour de sa réception, 25 août 1753Expériences sur les végétauxHistoire naturelle (1749-1789)Histoire naturelle (1749-1789), De l'hommeHistoire naturelle (1749-1789), De la nourriture de l'Homme et des AnimauxHistoire naturelle (1749-1789), Des animauxHistoire naturelle (1749-1789), Les Epoques de la natureHistoire naturelle (1749-1789), Premier discoursHistoire naturelle des animauxHistoire naturelle des animaux, L'âneHistoire naturelle des animaux, Le blaireauHistoire naturelle des animaux, Le cerfHistoire naturelle des animaux, Le chevalHistoire naturelle des animaux, Le chienHistoire naturelle des animaux, Singes du nouveau continent, L'ouarineHistoire naturelle des minéraux (1783-1788)Histoire naturelle des oiseaux (1770-1783)Histoire naturelle des oiseaux (1770-1783), La cigogne