Œuvre

Histoire naturelle des animaux

Aristote a dit que le phoque était d'une nature ambiguë et moyenne entre les animaux aquatiques et terrestres.
L'homme anéantit plus d'individus vivants que tous les carnassiers n'en dévorent.
On dompte la panthère plutôt qu'on ne l'apprivoise.
Le lion n'attaque jamais l'homme à moins qu'il ne soit provoqué.
L'univers, selon Platon, est un exemplaire de la divinité: le temps, l'espace, le mouvement, la matière sont des images de ses attributs.
L'âne est d'un naturel aussi sensible, aussi patient, aussi tranquille que le cheval est fier, ardent, impétieux ...
Les chevaux arabes sont les plus beaux que l'on connaisse en Europe; ils sont plus grands et plus étoffés que les barbes.
Chez les coqs un ou deux barbillons garnissent les côtés de la partie inférieure du bec.
Lorsque la martre est prête à mettre bas, elle grimpe au nid de l'écureuil, l'en chasse, en élargit l'ouverture, s'en empare et y fait ses petits.
Les abeilles, dans un lieu donné, tel qu'une ruche ou le creux d'un vieux arbre, bâtissent chacune leur cellule.
La prévoyance des renards qui cachent leur gibier en différents endroits pour le retrouver au besoin.
L'homme est le seul qui soit bimane et bipède, parce qu'il est le seul qui ait deux mains et deux pieds.
Le lynx est un animal fabuleux aussi bien que toutes les propriétés qu'on lui attribue. Ce lynx imaginaire n'a d'autre rapport avec le vrai lynx que celui du nom.
La fouine a la physionomie très fine, loeil vif, le saut léger, les membres souples, le corps flexible, tous les mouvements très prestes.