Des employés amateurs sacrifiant à leur coupable fainéantise la dignité de leurs fonctions, jusqu'à laisser choir dans la déconsidération publique et dans le mépris sarcastique de la foule l'antique prestige des administration de l'Etat.
Auteur
Georges Courteline
201 citations · citations de Georges Courteline sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
Il dépeignit l'ininterrompu défilé des lésés et des mécontents, leurs attitudes découragées, leurs figures navrées et navrantes.
L'ininterrompu défilé des lésés et des mecontents.
Projetée à toute volée d'une extrémité à l'autre de la pièce, la lourde masse de fer en venait heurter la porte, qu'elle défonçait peu à peu.
Ovide, dit Lahrier, c'est dégoûtant ici; un coup de balai, s'il vous plaît, et videz-moi donc cette cuvette.
M. de la Hourmerie l'entendit pousser l'un sur l'autre plusieurs «Pouah!» significatifs, et essuyer bruyamment, de sa botte, les crachats semés par le plancher en signe de dégoûtation.
Humilité attendrie et attendrissante de pataud qui n'a oncques su délacer un corset sans en embrouiller les cordons.
Eh bien, tu ne te couche pas? - - Non. - - Pourquoi? - - Si on te le demande, tu diras que tu n'en sais rien.
Plus un mot! Sortez, vous dis-je; allons, oust! hors d'ici! quittez ce lieu que vous déshonorez de votre ignoble présence!
L'écho des petits scandales d'au-dessus, d'au-dessous, d'à-côté, en suinte à travers les murs, ni plus ni moins qu'à travers de simples gilets de flanelle.
Et tout de même il avait bien fallu qu'il s'inclinât, qu'il fit son deuil de ses projets.
Les uns tiraient à hue, les autres à dia, quand une solution mit tout le monde d'accord.
Et il résolut aussitôt d'humilier l'Administration, en donnant désormais une somme de travail grotesquement disproportionnée avec la somme d'argent qui en était le salaire.
A bout de patience, écoeuré de vaines attentes, il s'était enfin décidé à faire son petit coup d'Etat en venant à Paris, lui-même, disputer aux lenteurs administratives son humble part du legs Quibolle.
Il se divertissait à l'ahurir d'injures, des scies empruntées au répertoire varié des rapins de la place Pigalle.
Là-dessus il repartit, il mit son coeur à nu, ouvrit l'écluse au flot amer de ses rancunes.
Son équilibre!... Fatale idée! La table y laissa immédiatement le sien, et ... ce fut l'écroulement général et de la table, et de la chaise, et de Bourdon.
Salut aux gens de bien! reprit enfin le fou dont on devinait le large mouvement emphatique, distributeur de justes palmes.
En ses mains, toutes secouées de fièvre, il emprisonnait la tiédeur des deux petites mains.
Il s'enfermait en son bureau, s'y verrouillait à double tour et y demeurait de longues heures sans que l'on pût savoir ce qu'il y fabriquait.
De là des sympathies nombreuses et qui l'enorgueillit fort.
Il ne lui en voulait plus, mais plus du tout, en vérité, tant il s'épanouissait de la tenir après avoir désespéré d'elle.
Quitte-moi !... il le faut !... Fuis ! Va-t'en !... Mais, par charité, n'éternise pas mon supplice !
Il passait d'exquises journées à galoper de son cabinet aux archives, où il s'éternisait inexplicablement.
Un seul dessein, en son esprit, se formulait avec netteté: exaspérer le père Soupe par le procédé habituel, le faire mousser peu à peu, jusqu'à ce que, l'ayant poussé à bout, il eût enfin obtenu de lui la libre jouissance du bureau.
Œuvres de Georges Courteline
(Egalement attribué à Georges Clemenceau)Ah ! Jeunesse ! (1894)Ah! Jeunesse! (1894)Boubouroche (1893)Boubouroche (1893), Petit historiqueGodefroyL'Article 330 (1900)La Conversion d'Alceste (1905)La Conversion d'Alceste (1905), VI, AlcesteLa Cruche ou J'en ai plein le dos de Margot (1909)La Paix chez soi (1903), IV, TrielleLa Peur des coups (1895)La Philosophie de Georges CourtelineLa Philosophie de Georges Courteline (1917-1922)La Philosophie de Georges Courteline (1917-1922), La Paix chez soiLe Train de 8 heures 47 (1888)Le Train de 8h47Le miroir concave, Tout ce que tu voudrasLes Femmes d'amis (1888)Les Gaietés de l'escadron (1886)