La pitié est un sentiment voisin du mépris et la main qui soutient un ami chancelant s'engourdit bientôt.
Laissez l'enfant croître et vivre, n'étouffez pas la fleur dans son germe. Ne jetez pas votre haleine glacée sur ses belles journées de soleil et de printemps.
Aimer, c'est vivre à deux.
L'imagination escalade sans cesse le ciel, l'homme reste engourdi dans son limon. Le cerveau enfante, les actions avortent. Le coeur promet, la main refuse.
Rien n'est plus arbitraire que le sens du mot amour. Tous les amours sont vrais, qu'ils soient fougueux ou paisibles, sensuels ou ascétiques, durables ou passagers, qu'ils mènent les hommes au suicide ou au plaisir.
Les amours de tête conduisent à d'aussi grandes actions que les amours de coeur. Ils ont autant de violence, autant d'empire, autant de durée.
La souffrance excite, ranime, irrite les nerfs ; elle fait saigner le coeur, elle abrège l'agonie. C'est la convulsion violente, terrible, qui nous relève de terre et nous donne la force de nous dresser vers le ciel pour maudire et crier.
Mieux vaut rire avec un malicieux bouffon que bâiller avec un bonhomme ennuyeux.
L'imagination est si puissante quand la raison de l'enchaîne pas.
Le paradis, c'est la fusion de deux âmes dans un baiser d'amour
Car le paradis, c'est la fusion de deux âmes dans un baiser d'amour. Et qu'importe , quand nous l'avons trouvé ici-bas, que ce soit dans les bras d'un saint ou d'un damné ? qu'il soit maudit ou adoré parmi les hommes, celui que tu aimes, que t'importe, pourvu qu'il te le rende ?
Crois-tu qu'il y ait autre chose dans la vie que l'amour ? Pour moi, je ne le crois pas
Crois-tu qu'il y ait autre chose dans la vie que l'amour ? Pour moi, je ne le crois pas. Et crois-tu que ce soit chose facile que de l'inspirer et de le ressentir ? Des milliers d'hommes meurent incomplets sans avoir connu d'autre amour que celui des bêtes ; souvent un coeur capable de le ressentir cherche en vain où le placer , et sort vierge de tous les embrassements terrestres pour l'aller trouver peut-être dans les cieux.
Ah ! quand Dieu nous l'accorde sur la terre , ce sentiment profond , violent, ineffable , il ne faut plus, Juliette, désirer ni espérer le paradis ; car le paradis, c'est la fusion de deux âmes dans un baiser d'amour. Et qu'importe , quand nous l'avons trouvé ici-bas, que ce soit dans les bras d'un saint ou d'un damné ? qu'il soit maudit ou adoré parmi les hommes, celui que tu aimes, que t'importe, pourvu qu'il te le rende ?
Moi, je crois que l'opinion politique d'un homme, c'est l'homme tout entier.
Il y a un refuge contre les hommes, c'est le suicide ; il y a un refuge contre Dieu, c'est le néant.
Le repos est un rêve [...] la vie est un orage.
Le coeur de l'homme est fait pour la tranquillité comme un oiseau pour la cage.
La vie, c'est le mouvement, l'agitation, la dépense incessante des forces physiques, morales et intellectuelles. Aimons, souffrons, risquons et acceptons tout gaiement, ou tuons-nous tout de suite, car elle n'est pas ailleurs que dans la mort, votre dame tranquillité !
La vie, c'est le mouvement, l'agitation, la dépense incessante des forces physiques, morales et intellectuelles.
Aimons, souffrons, risquons et acceptons tout gaiement, ou tuons-nous tout de suite, car elle n'est pas ailleurs que dans la mort, votre dame tranquillité !
Abstenons-nous de curiosités qui ne peuvent nous donner qu'une sensation égoïste et passagère, ne courons pas après tous les feux follets de la passion : cherchons le soleil durable et vivifiant de l'amour.
Cherchons le soleil durable et vivifiant de l'amour.
La vie est un orage, soit! Nous sommes orage et convulsion nous-mêmes. Laissons-nous aller à cette loi, qui emporte tout dans l'abîme, et il n'y a plus de société, plus d'humanité, plus rien: nous finissons comme les sauvages, par l'eau de feu ; si nous croyons à la civilisation, c'est-à-dire à Dieu et à l'homme, luttons contre l'orage extérieur et contre l'orage intérieur; exerçons-nous à la force, réservons le peu que nous en acquérons chaque jour pour un noble emploi.
La vie est un orage, soit! Nous sommes orage et convulsion nous-mêmes.
Œuvres de George Sand
A Alfred de Musset, 1 mai 1834A Madame Dupin, sa mère, 31 mai 1831.Aldo le rimeurAntonia (1863)ApocrypheCes Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858)Constance Verrier (1860)Consuelo (1843)Contes d'une Grand-MèreContes d'une Grand-Mère (1873)CorrespondanceCorrespondance, 15 avril 1834Correspondance, 1833Correspondance, 1875Correspondance, à Alexandre Saint-Jean, 19 Avril 1872Correspondance, à Alfred de Musset, 29 avril 1834Correspondance, à Armand Barbès, mai 1867Correspondance, à Bocage, 23 février 1845Correspondance, à Charles Poney, 16 novembre 1866Correspondance, à Joseph Mazzini, septembre 1850.