Auteur

Friedrich Wilhelm Nietzsche

Qu'est-ce qui rend hérïque? - Aller à la fois au-devant de sa suprême espérance.
L'homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu'avez-vous fait pour le surmonter?
Nous sommes tous deux des amis du lento, moi et mon livre. On n'a pas été philologue en vain, on l'est peut-être encore, ce qui veut dire professeur de lente lecture.
O mes amis patients, ce livre souhaite seulement des lecteurs et des philologues parfaits: apprenez à bien me lire!
Qu'est-ce donc que l'amour, si ce n'est de se comprendre et de se réjouir en voyant quelqu'un d'autre vivre, agir et sentir différemment de nous, parfois même à l'opposé?
Chez la femme tout est une énigme: mais il y a un mot à cet énigme: ce mot est grossesse.
L'homme véritable veut deux choses: le danger et le jeu. C'est pourquoi il veut la femme, le jouet le plus dangereux.
Le bien connu est l'habituel et l'habituel est ce qu'il y a de plus difficile à «connaître», c'est-à-dire à dire comme problème, c'est-à-dire à voir comme étranger, éloigné, extérieur à nous.
Il n'y a pas de phénomènes moraux du tout, mais seulement une interprétation morale des phénomènes.
Ce qui se fait par amour s'accomplit toujours par-delà bien et mal.
Pensées. Les pensées sont les ombres de nos sensations - toujours plus sombres, plus vides, plus simples que celle-ci.
Mauvaise conscience. Tout ce qu'il fait à présent est honnête et conforme au bon ordre et pourtant cela lui donne mauvaise conscience. Car il a pour tâche l'extraordinaire.
Ultime scepticisme. Que sont donc en fin de compte les vérités de l'homme? Ce sont les erreurs irréfutables de l'homme.
Un homme tout à fait moderne, qui veut par exemple se bâtir une maison, éprouve à ce propos le même sentiment que s'il voulait s'emmurer vivant dans une mausolée.
La plupart des hommes sont bien trop occupés d'eux-mêmes pour être méchants.
Les prétendus paradoxes de l'auteur dont se choque un lecteur ne sont souvent pas du tout dans le livre de l'auteur, mais dans la tête du lecteur.
Si nous nous trouvons tellement à l'aise dans la pleine nature, c'est qu'elle n'a pas d'opinion sur nous.
La sagesse, c'est le murmure du solitaire sur la place tumultueuse.
Innocence est l'enfant, et un oubli et un recommencement, un jeu, une roue qui d'elle-même tourne, un mouvement premier, un saint dire Oui. Oui, pour le jeu de la création, mes frères, il est besoin d'un oui sacré.
La résolution chrétienne de considérer le monde comme laid et mauvais a rendu le monde laid et mauvais.
Le demi-savoir triomphe plus facilement que le savoir complet: il conçoit les choses plus simples qu'elles ne sont, et en forme par suite une idée plus saisissable et plus convaincante.
La mère de la débauche n'est pas la joie mais l'absence de joie.
La joie des petites méchancetés nous épargne mainte grande mauvaise action.
Retenez aussi cette parole: tout grand amour est au-dessus de sa pitié: car ce qu'il aime, il veut aussi le créer!
Dans le véritable amour, c'est l'âme qui enveloppe le corps.

Œuvres de Friedrich Wilhelm Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la Victoire sur soi-mêmeAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la domination de soiAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), Des miséricordieuxAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La chanson ivreAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La vieille et la jeune femmeApocrypheAu delà du Bien et du MalAu-delà du Bien et du MalAurore (1881)Aurore (1881), 112Aurore (1881), 252Aurore (1881), 443Aurore (1881), 447Cité par Jean Granier dans Nietzsche (1977).Cité par Louis Corman dans Nietzsche, psychologie des profondeurs.Considérations inactuelles (1874)Considérations inactuelles (1874), IIDans La Folie et la Chose littéraire de Shoshana Felman.Dans Nietzsche et la Commune (1981) de Marc Sautet.