Certaines gens ont tellement honte d'emprunter qu'ils n'osent pas rendre.
Plus j'y pense, plus je me dis qu'il n'y a aucune raison pour que le carré de l'hypoténuse soit égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Tu fais des gosses et tu attends qu'ils s'en aillent. Et puis, quand ils sont partis, tu attends qu'ils reviennent.
Aux U.S.A. avec deux bourbons bien tassés on devient aussi intelligent que n'importe qui.
Exagérer c'est être libre.
Quand le jour vacille, c'est la nuit qui tombe.
On ne meurt pas riche de ce qu'on a fait, on meurt pauvre de ce qu'on n'a pas fait.
Il faut beaucoup de talent pour faire rire avec des mots. Mais il faut du génie pour amuser avec des points de suspension...
Le suicide, c'est le seul acte philosophique. S'il ne porte pas ses fruits, il devient quelque chose de ridicule qui vous éclabousse.
L'existence, c'est comme ça: tu fais des gosses et tu attends qu'ils s'en aillent. Et puis, quand ils sont partis, tu attends qu'ils reviennent.
Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre.
Les hommes s'imaginent faire des enfants, alors qu'ils ne font que d'autres hommes.
Une femme aux cheveux châtains est une blonde modeste.
C'est à se demander à quel âge il faut les prendre les femmes si on veut s'assurer la priorité. Le mieux c'est de les adopter à l'âge de deux mois et d'aller les élever au sommet de l'Everest.
Les moyens termes sont toujours des moyens ternes.
Je vois des mémères dans les stations de sports d'hiver qui feraient mieux de faire de l'avalanche que du ski.
Les seules vacances de l'homme sont les neuf mois qu'il passe dans le sein maternel.
La politique c'est le coté gazeux de la nation: sa limonade, son champagne, ses pets.
Le malheur est à l'art ce que le fumier est à la culture maraîchère.
Pour l'homme, le mensonge est un outil; pour la femme, une parure.
Les crêpes, c'est comme les français: elles retombent toujours du même coté.
On meurt par à-coups, comme on change de classe au lycée.
Chez nous les emmerdes, on les étire pour qu'elles fassent plus d'usage.
La vie est grise, avec tous ces gens consternés ressemblant à des parapluies en train de sécher.
C'est à la culotte de ses filles qu'on juge un pays.
Œuvres de Frédéric Dard
Al Capote (1992)Des yeux pour pleurer (1957)Fais-moi des chosesFrance-Soir, le 11 décembre 1975.Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.Le Standinge selon Bérurier (1965)Les Cons (1973)Les pensées de San-AntonioLes pensées de San-Antonio (1996)Lyon ville lumière (1979)Moi, vous me connaissez ? de San-AntonioParlant de sa fille décédée.Réflexions appuyées sur la connerie (1999)Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)Réflexions poivrées sur la jactance (1999)Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)Saint-Gengoul (1945)San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)San-Antonio