Auteur

Frédéric Dard

Moi j'appelle un chat une chatte.
Les hommes sont faits pour s'entendre quand ils ne se tuent pas.
L'amour et le mépris sont des sentiments qui me permettent de supporter mes semblables.
Il y a des gens que j'aime et que je traite de cons, mais il n'y a pas de cons auxquels je dis que je les aime.
Je ne souhaite pas la mort des cons: j'aime trop mes semblables.
A notre époque les vieux cons sont de plus en plus jeunes.
Il vaut mieux un peureux qui assume sa peur qu'un courageux qui gaspille son courage.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes.
Le bon sens c'est ce qui permet d'être écouté quand vous n'êtes pas intelligent.
Je ne t'ai pas épousée pour la durée de ta vie, mais pour la durée de la mienne.
Si tu es athée c'est que tu es de mauvaise foi.
Ce n'est pas la misére qui provoque le besoin d'égalité, mais la richesse.
La merde fertilise les roses et, malgré tout, les roses sentent bon!
Béru se torpille deux bouteilles de Bordeaux, sous prétexte que ce vin ne fatigue pas.
Son bonheur avait duré ce que dure un Beaujolais sur le zinc d'un troquet.
Ce pinard est joyeux comme une ronde d'enfants.
J'acquiesce (d'épargne).
Le pétomane est mort. - Pet à son âme.
Un con vivant est plus intelligent qu'un intellectuel mort.
Il faut mourir pour mesurer pleinement son degré de popularité.
Comme il avait sommeil, je l'ai couché sur mon testament.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Chaque jour à vivre est une victoire. - Chaque jour vécu, une défaite.
Il était si vieux qu'il avait l'air d'un oubli.
Comme cette mère dont le fils est tombé à l'eau. Il ne sait pas nager, on se précipite. Un homme plonge, ramène l'enfant, et la mère demande: «Et son bérêt?»

Œuvres de Frédéric Dard

Al Capote (1992)Des yeux pour pleurer (1957)Fais-moi des chosesFrance-Soir, le 11 décembre 1975.Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.Le Standinge selon Bérurier (1965)Les Cons (1973)Les pensées de San-AntonioLes pensées de San-Antonio (1996)Lyon ville lumière (1979)Moi, vous me connaissez ? de San-AntonioParlant de sa fille décédée.Réflexions appuyées sur la connerie (1999)Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)Réflexions poivrées sur la jactance (1999)Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)Saint-Gengoul (1945)San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)San-Antonio