Auteur

François Joachim de Pierre, cardinal de Bernis

A force d'art, l'art lui-même est banni.
Il y a à parier que le grand Newton ne vivra pas aussi longtemps que le vieux Homère.
La plus méprisable des nations est aujourd'hui la nôtre, parce qu'elle n'a nulle espèce d'honneur et qu'elle ne songe qu'à l'argent et au repos.
Trop de culture épuise un champ fertile.
Un amour ordinaire est la plus faible de toutes les passions. L'espérance du plaisir le soutient, son approche l'affaiblit, son arrivée l'anéantit absolument.
Outrager est d'un fou, flatter est d'un esclave.
Il suffit de penser pour être homme d'esprit; mais il faut imaginer pour être poète.
L'ouvrage a toujours l'air facile quand le travail est un plaisir.
La coquetterie sauve ordinairement les femmes des grandes passions, et le libertinage en garantit presque toujours les hommes.
Les rois n'ont plus de trône, où Dieu n'a plus de temple.
La santé, le plus grand des biens, - File tous les jours de ma vie.
Le naturel est le sceau du génie.
N'affectez rien. Le naturel est le sceau du génie, - L'appui du goût, l'âme de l'harmonie. - Sacrifiez à la simplicité - Le faux éclat d'un style brillanté, - Rayon subit, étincelle imprévue, - Qui toujours frappe, et jamais ne remue.
L'esprit est à la beauté, ce que la rosée du matin est aux fleurs.
Malheureux qui craint de rentrer - Dans la retraite de son âme ! Le coeur qui cherche à s'ignorer - Redoute un censeur qui le blâme.
La confiance d'être aimé est le seul bonheur de la vie; mais c'est un bonheur appuyé sur une colonne de sable; en sonder l'intérieur, c'est s'exposer à la renverser absolument.

Œuvres de François Joachim de Pierre, cardinal de Bernis

Discours sur la poésieEpîtresEpîtres I, sur le goûtEpîtres VILa Religion vengée (1795)Les Quatre Saisons, chant IVLettre, au comte de Choiseul, 1758Poésies diversesRéflexions sur les passionsRéflexions sur les passions et sur les goûts (1741)