Dans les changements de fortune les gens les plus puissants ont besoin des faibles.
La possession n'est rien si la jouissance ne s'y joint.
Les démagogues font d'autant mieux leurs affaires qu'ils ont jeté leur pays dans la discorde.
Les méchants croient vous faire beaucoup de bien en ne vous faisant pas de mal.
Quand on a besoin des bras, les secours en paroles ne servent de rien.
Sur la flèche qui l'atteint, l'oiseau reconnait ses plumes.
La lionne n'a qu'un petit, mais c'est un lion.
C'est sur le fond et non sur l'apparence qu'il faut juger.
Tel veut me démêler d'épineuses affaires. Qui vient à son égard d'embrouiller les plus claires.
Repos et sûreté, sont des biens qu'on ne voit que chez la pauvreté.
Le travail est pour les hommes un trésor.
Tant que vous demeurerez tous dans l'union, vous serez si forts que rien ne pourra vous ébranler; mais dès que vous serez désunis, vous vous affaiblirez de telle sorte, que le moindre choc suffira pour vous abattre.
Il y a des serviteurs qui, même affranchis de la servitude, ne sont pas exempts des oeuvres serviles.
Vous aussi, humains, il vous arrive à votre insu d'être les propres auteurs de votre perte.
Se vanter auprès de qui vous connaît est pour faire rire à ses dépens.
Pour bien des gens, malice est mère d'infortune.
En temps de révolution, les plus puissants ont besoin des plus faibles.
Ne pas résister aux événements ni à plus fort que soi vaut mieux que lutter opiniâtrement contre des forces supérieures.
Qui bien pâtit bien s'instruit.
Pour qui est décidé à agir injustement, il n'y a pas de défense, même juste, qui vaille.
Autant l'union fait la force, autant la discorde expose à une prompte défaite.
Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout et rendant à chacun suivant ses oeuvres tient pour tous la balance égale.
Les hommes qui, dans les temps d'abondance, ne se préoccupent pas de l'avenir, tombent dans une misère extrême, lorsque les temps viennent à changer.
Mieux vaut un tien que deux fois tu l'auras.
Malheur à qui s'avise - D'approcher de trop près d'un plus puissant que soi.
Œuvres de Esope
Fables, 1161, la Vipère et l'HydreFables, 206, le Lion et le Rat reconnaissantFables, 27, le Pêcheur qui bat l'eauFables, 344, l'AvareFables, 70, Du Rossignol et de l'OiseleurFables, 83, le Laboureur et ses EnfantsFables, Borée et le SoleilFables, L'Aigle et la FlècheFables, L'Ane portant du selFables, La Femme et les ServantesFables, La Lionne et le RenardFables, Le Berger et la merFables, Le Lion et l'AneFables, Le Lion et le RatFables, Le Loup et l'AgneauFables, Le Rat et la GrenouilleFables, Le Roseau et l'OlivierFables, Les Enfants du laboureurFables, Les prêtres de CybèleFables, Zeus, Prométhée, Athéna et Momos