L'amitié fait le tour du monde et nous convie tous à nous réveiller pour la vie heureuse.
Toute amitié doit être recherchée pour elle-même, elle a cependant l'utilité pour origine.
Le dernier degré du bonheur est l'absence de tout mal.
L'habitude de régimes de vie simples rend l'homme résolu.
De tous les biens que la sagesse nous procure pour le bonheur de la vie tout entière, le plus grand, de très loin, est l'amitié.
Il faut rire tout en philosophant.
Il n'est pas possible de vivre heureux sans être sage, honnête, et juste. Ni sage, honnête, et juste sans être heureux.
Il vaut mieux être malheureux avec une conduite sensée et régulière, qu'heureux par l'imprudence et la témérité.
Le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse.
Homme de rien du tout que celui aux yeux de qui nombreuses sont les bonnes raisons de quitter la vie.
Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide.
Tous nos actes visent à écarter de nous la souffrance et la peur. Lorsqu'une fois nous y sommes parvenus, la tempête de l'âme s'apaise.
L'amitié danse autour du monde, nous criant à tous de nous éveiller au bonheur.
Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché ; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.
Chez la plupart des hommes, le calme est léthargie, l'émotion fureur.
Parmi les choses dont la sagesse se munit en vue de la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l'amitié.
Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien.
Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder le bien inestimable qu'est la liberté.
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.
Il faut méditer sur les causes que peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu'il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l'avoir.
Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation: or la mort est privation de toute sensibilité.
Il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie, il n'y a rien de redoutable.
De même que ce n'est pas toujours la nourriture la plus abondante que nous préférons, mais parfois la plus agréable, pareillement ce n'est pas toujours la plus longue durée qu'on veut recueillir, mais la plus agréable.
Les vertus en effet, ne sont que des suites naturelles et nécessaires de la vie agréable et, à son tour, la vie agréable ne saurait se réaliser en elle-même et à part des vertus.
Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu'est la liberté.
Œuvres de Epicure
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