C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Exercez-vous, pour l'amour du ciel, à exécuter de petites choses.
Tu n'es, rappelle-toi, que l'acteur d'une pièce réglée par le metteur en scène.
Le principe de tous les maux pour l'homme, de la bassesse, de la lâcheté, ce n'est pas la mort, mais plutôt la crainte de la mort.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort?
Si je suis malheureux à ce point, il y a un port assuré, la mort... Aussi rien n'est difficile dans la vie. Quand tu veux, tu sors, et tu n'es plus gêné par la fumée.
N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites; décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux.
Un homme n'est pas le maître d'un autre homme: c'est la mort et la vie, le plaisir et la peine qui le sont.
C'est le fait d'un homme non formé que d'accuser les autres des malheurs dont il est lui-même l'auteur; celui qui a commencé de se former s'accuse lui-même; celui qui a achevé de se former n'accuse ni un autre ni lui-même.
Il ne faut pas demander que les événements arrivent comme tu le veux, mais il faut les vouloir comme ils arrivent; ainsi ta vie sera heureuse.
Les hommes sont tourmentés par l'opinion qu'ils ont des choses non par les choses elle-mêmes.
C'est Dieu qui a réglé que, pour l'harmonie de l'univers, il y aurait des étés et des hivers.
Marcher comme si on avait avalé une broche.
Je me vois sans m'effrayer, parce que je sais que tout ce qui est né doit périr.
Cherchons nos biens nous-mêmes, autrement nous ne les trouverons pas.
Quand Dieu ne te procure plus ce qui t'est nécessaire, il t'ouvre la porte et te donne le signal de la retraite.
Notre salut et notre perte sont en dedans de nous-mêmes.
Tu ne peux à la fois prendre soin de ton âme et des choses extérieures.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu'ils portent sur les choses.
Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.
Souviens-toi que si tu restes fidèle à tes principes, ceux qui se moquaient d'abord de toi, t'admireront plus tard; mais si tu es vaincu par leurs propos, tu te rendras doublement ridicule.
Si quelqu'un livrait ton corps au premier venu, tu en serais indigné. Et toi, quand tu livres ton âme au premier rencontré pour qu'il la trouble et la bouleverse, s'il t'injurie, tu n'a pas honte pour cela ?
Quiconque sait bien se conformer à la nécessité est sage selon nous et connaît les choses divines.
C'est la marque d'un petit esprit de s'en prendre à autrui lorsqu'il échoue dans ce qu'il a entrepris ; celui qui excerce sur soi un travail spirituel s'en prendra à soi-même ; celui qui achèvera ce travail ne s'en prendra ni à soi ni aux autres.
Personne ne te fera de mal, à moins que tu n'y consentes ; le mal ne viendra que lorsque tu jugeras qu'on te fait du mal.
Œuvres de Epictète
Enchiridion, XEntretiensEntretiens, I, 12Entretiens, I, 212Entretiens, I, 25, 18Entretiens, I, 6, 20-21Entretiens, I, 8Entretiens, II, 5Entretiens, II, 5, 1Entretiens, II, 5, 4-5Entretiens, III, 13Entretiens, III, 14, 2Entretiens, IV, 10Entretiens, IV, 10, 27Entretiens, IV, 9ManuelManuel, VManuel, VIIIManuel, XLManuel, XLIII