Je suis une partie de tout, comme l'heure est une partie du jour.
C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs; celui qui a commencé de s'instruire, s'en accuse soi-même; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses.
Et, si tu bois de l'eau, ne dis pas à tout propos que tu bois de l'eau.
Homme, si tu es quelqu'un, va te promener seul, converse avec toi-même et ne te cache pas dans un choeur.
Les choses extérieures ne dépendent pas de moi; ma volonté dépend de moi. Où chercher le bien et le mal? En moi-même, dans ce qui est mien.
Les occasions sont indifférentes, l'usage qu'on en fait ne l'est pas.
Si j'étais rossignol, j'accomplirais l'oeuvre du rossignol; si j'étais un cygne, celle du cygne. Mais je suis un être raisonnable, je dois chanter Dieu.
Si je suis malheureux à ce point, il y a un port assuré, la mort... Aussi rien n'est difficile dans la vie. Quand tu le veux, tu sors, et tu n'es plus gêné par la fumée.
Ton affaire, c'est de jouer correctement le personnage qui t'a été confié; quant à le choisir, c'est celle d'un autre.
Toute chose a deux anses: l'une par où on peut la porter, l'autre par où on ne le peut pas.
Le foyer fume dans l'appartement; s'il n'y a pas trop de fumée, je resterai; s'il y en a trop, je m'en vais. Car il faut se souvenir et bien retenir que la porte est ouverte.
Qu'est-ce qui est à toi? L'usage des idées.
Applique-toi donc à ce que tu peux.
Nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse.
... si ton voisin se salit, tu ne peux pas te frotter à lui sans nécessairement te salir, quelque propre que tu sois toi-même.
Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté.
N'essaie pas que ce qui arrive arrive comme tu veux, mais veux ce qui arrive comme il arrive, et tu couleras des jours heureux.
Si l'on te rapporte qu'un tel dit du mal de toi, ne te défends pas contre ses propos, mais réponds: «C'est qu'il ignorait mes autres défauts; sans quoi il ne se serait pas borné à ceux-là.»
En général, tout savoir acquis par des gens moralement frustes et faibles offre le danger de les gonfler d'orgueil.
La Providence a mis du poil au menton des hommes pour qu'on puisse de loin les distinguer des femmes.
Ce ne sont pas les choses elles-même qui nous gênent mais l'idée que nous nous faisons des choses.
Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir.
Il ne dépend pas de toi d'être riche, mais il dépend de toi d'être heureux.
Dis-toi d'abord qui tu veux être, puis fais en conséquence ce que tu dois faire.
Œuvres de Epictète
Enchiridion, XEntretiensEntretiens, I, 12Entretiens, I, 212Entretiens, I, 25, 18Entretiens, I, 6, 20-21Entretiens, I, 8Entretiens, II, 5Entretiens, II, 5, 1Entretiens, II, 5, 4-5Entretiens, III, 13Entretiens, III, 14, 2Entretiens, IV, 10Entretiens, IV, 10, 27Entretiens, IV, 9ManuelManuel, VManuel, VIIIManuel, XLManuel, XLIII