La mémoire est un filet. Il regorge de poissons quand on le sort de la rivière, mais des dizaines de litres d'eau ont coulé à travers sans y rester.
La frontière est mince entre une prudence avisée et la paranoïa.
Il ne sert à rien de gaspiller notre énergie à avoir peur des diables, des démons et des fantômes qui surgissent la nuit parce que finalement, nous ne rencontrons jamais rien de plus terrifiant que les monstres qui vivent parmi nous.
L'amour est une roue, une roue qui tourne sans fin. nous sommes sauvés par ceux que nous sauvons. Ils deviennent à leur tour nos sauveurs.
Même si on sait que le corps n'est qu'un vaisseau, que c'est l'esprit le fret précieux, personne ne peut rester insensible devant un corps meurtri, mutilé. La tristesse vous envahit, la révolte aussi.
Parfois le coeur prend des décisions que la raison ne saurait entendre, et même si le coeur se laisse facilement abuser, on sait aussi que dans le paroxysme du désespoir et de la souffrance, lui seul entrevoit le chemin lumineux.
L'une des plus grandes tristesses de l'existence humaine, c'est que les gens ne se contentent pas de se réjouir de la vie, mais trouvent leur bonheur dans le malheur des autres.
Naître, c'est commencer à mourir. La plupart des gens vivent en niant cette cour patiente de la mort jusqu'au moment où, parvenus à un âge avancé et criblés de maux, ils s'aperçoivent qu'elle est assise à leur chevet.
Nous sommes une espèce arrogante, au potentiel terrible, mais nous avons aussi une grande capacité d'amour, d'amitié, de générosité, de bonté, de foi, d'espoir et de joie.
Si vous vous croyez fou, cela signifie que vous êtes parfaitement sain d'esprit. En effet, un vrai fou ne doute jamais de sa santé mentale.
Une mère est toujours persuadée que son bébé est le plus beau du monde. Elle en gardera toute sa vie la conviction inébranlable, dût-elle subir pour cela tous les démentis et toutes les déceptions.
Il ne sert à rien de gaspiller notre énergie à avoir peur des diables, des démons et des fantômes qui surgissent la nuit... parce que finalement, nous ne rencontrons jamais rien de plus terrifiant que les monstres qui vivent parmi nous.
On dit de ceux qui entendent rester invisibles aux yeux des nouvelles technologies, tout en ayant la capacité de se déplacer librement et d'utiliser Internet, qu'ils vivent dans un recoin silencieux.
La corruption avait invariablement infiltré les civilisations successives depuis la nuit des temps. Si le coeur était corrompu, la culture pouvait ouvrir la voie de la guérison, au prix d'un effort soutenu. Si l'esprit était atteint, la rédemption était plus ardue. Mais quelle solution trouver si l'esprit et le coeur étaient rongés jusqu'à la moelle ?
Si Dieu veut m'emporter, il va falloir qu'il tire de toutes ses forces, j'ai autant de racines qu'un chêne.
— L'édito que je signe n'est pas politique, je m'intéresse aux gens, mais si vous deviez vous définir politiquement, comment le feriez-vous ?
C'est vrai, la vie est compliquée, mais elle ne serait pas drôle s'il n'y avait pas des hauts et des bas. C'est également vrai qu'on ne se connaît jamais vraiment soi-même, mais c'est ce qui nous rend intéressants aux yeux d'autrui. Sans cet élément de surprise, la vie ne vaudrait pas d'être vécue.
Sans cet élément de surprise, la vie ne vaudrait pas d'être vécue.
On ne passe jamais de contrat avec le diable, tout simplement parce que le diable n'a pas d'honneur et ne respectera jamais sa parole.
La sympathie d'autrui, si sincère soit-elle, peut donner le sentiment d'être de la pitié, ce qui rend le chagrin plus pesant encore.
Ce n'était pas son argent qui l'avait corrompu, mais la façon dont il avait décidé de dépenser sa fortune. Il avait commencé par s'isoler du quotidien et, à force de se juger supérieur aux masses, il avait muselé sa conscience en estimant que la vertu était bonne pour les esprits primitifs et superstitieux. Finalement, il représentait une tumeur maligne dans le tissu de la société.
Les gens qu'elle entendait dénoncer ne la laisseraient jamais s'en tirer vivante, même si elle échouait. Il avaient mis au point une invention terrible, pour des raisons qui lui échappaient, sans qu'il soit question pour eux de renoncer, quel que soit le prix à payer.
La lâcheté était en passe de devenir le mal du siècle.
Les seuls journalistes bien payés étaient ceux des journaux télévisés, et ceux-là méritaient autant le titre de journaliste que la qualification d'astronaute.
Il voudrait qu'elle meure après avoir copieusement souffert, parce qu'elle a brisé son rêve d'un monde parfait, et que les rêves sont sacrés.
Œuvres de Dean Koontz