Auteur

Cicéron

Un homme en temporisant a rétabli notre situation.
Qu'est-ce que «longtemps» pour l'homme ?
C'est un pourceau qui en remontre à Minerve.
Il nous a été conservé d'entretiens où nous apprenons, à n'en pouvoir douter, que Socrate estimait qu'on ne peut rien savoir. Il exceptait ceci : je sais que je ne sais rien. Rien de plus.
Celui qui commande bien, a nécessairement obéi quelque temps, et celui qui a la sagesse de l'obéissance paraît digne de commander un jour.
Quiconque donne son travail pour de l'argent se vend lui-même et se met au rang des esclaves.
Il en est des hommes comme des vins, l'âge n'aigrit jamais les bons.
Partout où je suis bien, j'y trouve ma patrie.
Puisque tout le cours des choses est soumis au destin, il faut ajouter que, si quelque mortel était capable de saisir par l'esprit l'enchaînement des causes, il ne se tromperait jamais.
Ceux qui savent raisonner ne s'attachent pas à ce qu'on dit, ils examinent ce qu'on doit dire.
Les êtres ne tendent pas naturellement au plaisir, mais à la conservation de l'être.
L'amitié nous est donnée par la nature, non pour favoriser le vice, mais pour aider la vertu.
N'écoutons pas ceux qui veulent donner à la vertu la dureté du fer : dans bien des circonstances, dans l'amitié surtout, elle est tendre, elle s'affecte aisément ; le bonheur d'un ami doit dilater votre coeur, ses maux doivent le resserrer.
La volupté, qui est honteuse à tous les âges, est une turpitude pour la vieillesse.
Dans nos moeurs, un beau-père ne se baigne point avec son gendre, ni un père avec son fils, dès qu'il est sorti de l'enfance. On ne saurait assez se conformer à ces règles de pudeur, surtout lorsque c'est la nature qui les a faites.
L'avarice chez un vieillard n'a pas de sens : peut-on imaginer rien de plus absurde que d'augmenter les provisions de voyage à mesure qu'il reste moins de chemin à faire ?
Qu'est-ce que longtemps pour une vie d'homme ?
Dans tout corps de doctrine présenté avec méthode, c'est par la définition qu'il faut commencer, afin que l'on saisisse bien l'objet de la discussion.
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu'elle a reçu.

Œuvres de Cicéron

1re Tusculane, Devant la mortAd Quintum fratrem, III, 1, 4Brutus (46 av. J.-C.), 292CatilinairesCatilinaires (63 av. J.-C.)Catilinaires (63 av. J.-C.), ICatilinaires, I, 1Cato Maior de senectute (44 av. J.-C.)Cato Maior de senectute (44 av. J.-C.), III, 7Cato Maior de senectute (44 av. J.-C.), IV, 10Cato Maior de senectute (44 av. J.-C.), XIX, 69Cato Maior de senectute, XXIVDe FinibusDe Finibus, II, 11De Officiis (44 av. J.-C.)De Officiis (44 av. J.-C.), I, 2, 42De Oratore, I, 1, 1De Oratore, III, 22De amicilia, V, 15De amicilia, XXIV, 90