La vertu d'un homme ne doit pas se mesurer par ses efforts, mais par ce qu'il fait d'ordinaire.
Le monde se paye de paroles : peu approfondissent les choses.
Je mets en fait que, si tous les hommes savaient ce qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde. Cela paraît par les querelles que causent les rapports indiscrets qu'on en fait quelquefois.
La dernière démarche de la raison est de reconnaitre qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va pas jusque là.
Il ne faut pas le bruit d'un canon pour empêcher ses pensées. Il ne faut que le bruit d'une girouette ou d'une poulie.
Quand on lit trop vite ou trop doucement on n'entend rien.
L'orgueil et la paresse qui sont les deux sources de tous les vices.
D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons. Sans cela nous en aurions pitié et non colère.
Il n'est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime mais il est nécessaire que je vous salue.
Il n'est pas bon d'être trop libre. Il n'est pas bon d'avoir toutes les nécessités.
Les grands génies ont leur empire, leur éclat, leur grandeur, leur victoire et leur lustre, et n'ont nul besoin des grandeurs charnelles où elles n'ont pas de rapport. Ils sont vus, non des yeux mais des esprits. C'est assez.
L'orgueil contrepèse toutes nos misères. Car, ou il les cache, ou s'il les découvre, il se glorifie de les connaître.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
La mémoire est nécessaire pour toutes les opérations de l'esprit.
A celui qui a le plus reçu sera le plus grand compte demandé à cause du pouvoir qu'il a par le secours.
Le silence est la plus grande persécution jamais les saints ne se sont tus.
Afin que la passion ne nuise point, faisons comme s'il n'y avait que 8 jours dans la vie.
Ce sont deux excès également dangereux, d'exclure la raison, de n'admettre que la raison.
Par l'espace, l'univers me comprend et m'engloutit comme un point par la pensée, je le comprends.
Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas.
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
Différence entre repos et sûreté de conscience. Rien ne donne l'assurance que la vérité rien ne donne le repos que la recherche sincère de la vérité.
Es-tu moins esclave pour être aimé et flatté de ton maître tu as bien du bien, esclave, ton maître te flatte. Il te battra bientôt.
Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien.
Si c'est un aveuglement surnaturel de vivre sans chercher ce qu'on est, c'en est un terrible de vivre mal en croyant Dieu.
Œuvres de Blaise Pascal
Chap. XXV - Faiblesse de l’hommeDe l'Esprit géométrique et de l'Art de persuader (1657)De l'esprit géométriqueDiscours sur la condition des grands, IIDiscours sur les passions de l'amourDiscours sur les passions de l'amour (1652-1653)Entretien avec M. de SacyEntretien avec M. de Sacy.Fragment de préface pour le traité du vide (1647)Les provinciales (1656)Les provinciales (1656), 16Les provinciales (1656), 6Les provinciales (1656), IILes provinciales (1656), IIILes provinciales (1656), IXLes provinciales (1656), VILes provinciales (1656), XLes provinciales (1656), XILes provinciales (1656), XIILes provinciales (1656), XV