L'on demande s'il faut aimer. Cela ne se doit pas demander, on le doit sentir. L'on ne délibère point là-dessus, l'on y est porté, et l'on a le plaisir de se tromper quand on consulte.
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La dernière démarche de la raison est de reconnaitre qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va pas jusque là.
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À lire aussi de Blaise Pascal
L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser: une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
On n'est pas misérable sans sentiment : une maison ruinée ne l'est pas ; il n'y a que l'homme de misérable.
La coutume fait toute l'équité, par cette seule raison qu'elle est reçue; c'est le fondement mystique de son autorité.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde; on ne manque qu'à les aplliquer.
Dans la même œuvre
Curiosité n'est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.
La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.
La coutume est une seconde nature, mais la nature n'est-elle pas une première coutume.
Car enfin qu'est ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.