Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît.
Les morts ne sont jamais sous terre, - Ils sont dans le feu qui s'éteint, - Ils sont dans le rocher qui geint, - Ils sont dans les herbes qui pleurent, - Ils sont dans la forêt, ils sont dans la demeure, - Les morts ne sont pas morts.
La honte tue plus lentement, mais plus sûrement que le fer d'une lance ou que la balle d'un fusil.
L'on ne connaît l'utilité des fesses que quand vient l'heure de s'asseoir.
Si le gourmand avait le ventre derrière lui, ce ventre le mettrait dans un trou.
Quand ramasser devient trop aisé, se baisser devient difficile.
Point n'est besoin d'un gros appât pour attraper une grosse bête.
S'il n'est que de vous nourrir, une seule femme suffit.
Si l'enfant ne sort pas, le monde vient à lui… Seulement, le monde n'apprend à l'enfant que le monde et ne lui enseigne que ce qu'il ne sait pas.
L'esprit se trompe rarement si le coeur ne l'a pas laissé trop souvent flâner en chemin...
Le bonheur n'a pas besoin de s'étaler, ni de courir les sentiers pour attirer sur soi ses deux grands ennemis, l'œil et la langue.
Œuvres de Birago Diop