Auteur

Auguste Comte

(La formule sacrée du positivisme): - L'Amour pour principe, l'Ordre pour base, et le Progrès pour but.
(Les trois états successifs de toute pensée et de toute connaissance): l'état théologique, ou fictif; l'état métaphysique, ou l'abstrait; l'état scientifique, ou positif.
Dieu n'est pas plus nécessaire au fond pour aimer et pour pleurer que pour juger et pour penser.
Il n'y a qu'une maxime absolue, c'est qu'il n'y a rien d'absolu.
La principale fonction de l'Art est de construire des types sur la base fournie par la Science.
La révolution féminine doit maintenant compléter la révolution prolétaire, comme celle-ci consolida la révolution bourgeoise, émanée d'abord de la révolution philosophique.
Le public humain est le véritable auteur du langage, comme son vrai conservateur.
Les morts gouvernent les vivants.
Nul ne possède d'autre droit que celui de toujours faire son devoir.
On ne connaît pas complètement une science tant qu'on n'en sait pas l'histoire.
Supérieures par l'amour, mieux disposées à toujours subordonner au sentiment l'intelligence et l'activité, les femmes constituent spontanément des êtres intermédiaires entre l'Humanité et les hommes.
Les vivants sont toujours et de plus en plus, dominés par les morts.
L'Humanité se compose essentiellement des morts dignes de survivre.
Tout sérieux effort de réorganisation s'arrête bientôt devant les craintes de rétrogradation qu'il doit naturellement inspirer.
Pour la nouvelle philosophie, l'ordre constitue sans cesse la condition fondamentale du progrès; et, réciproquement, le progrès devient le but nécessaire de l'ordre.
Comment l'esprit peut accéder à la conscience de soi. En contemplant ses oeuvres en lesquelles sont inscrits les procédés, les méthodes et les lois auxquels il s'est soumis sans en avoir d'abord conscience.
L'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but; tel est, d'après ce long discours préliminaire, le caractère fondamental du régime définitif que le positivisme vient inaugurer.
D'abord spontanée, puis inspirée, et ensuite révélée, la religion devient enfin démontrée.
Comme fils, nous apprenons à vénérer nos supérieurs, et comme frères à chérir nos égaux. Mais c'est la paternité qui nous enseigne directement à aimer nos inférieurs.
Savoir pour prévoir, afin de pouvoir.
En un mot, les vivants sont toujours, et de plus en plus, dominés par les morts.
Tout est relatif, et cela seul est absolu.
Il n'y a, au fond, de réel que l'humanité.
Si toute écriture proivient d'abord d'un vrai dessin, tout dessin est aussi destiné primitivement à perpétuer une attitude expressive.
On ne conçoit pas mieux la propriété lumineuse des corps, après l'avoir attribuée à leur faculté incompréhensible de lancer un fluide fictif, ou de faire vibrer un éther imaginaire.

Œuvres de Auguste Comte

Auguste Comte : Correspondance générale et confessions (1973-1990)Cathéchisme positiviste (1852)Catéchisme positiviste (1852), PréfaceCours de philosophie positiveCours de philosophie positive (1830-1842)Discours sur l'esprit positifLettre, à Mme Austin, 4 avril 1844Novum organumPhilosophie des sciences (1997)Système de politique positive (1852)Testament