C'est un crime d'être heureux : il faut donc que le bonheur soit châtié.
Auteur
August Strindberg
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Écrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Je déteste les gens qui ont un chien. Ils sont lâches et n'ont pas les tripes de mordre les gens eux-mêmes.
La femme n'est que le complément de l'homme... Que les inférieurs dépendent des supérieurs, c'est un bonheur pour le progrès et pour eux !
La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir la peine de crimes commis dans une existence antérieure et dont nous gardons le vague souvenir dans la conscience qui nous pousse vers l'amélioration. Nous sommes par conséquent tous des criminels
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Les livres de cuisine n'ont d'autorité que lorsqu'ils sont signés par des hommes.
On a beau se tenir à l'écart, les gens finissent toujours par vous mêler à leurs intrigues.
Qu'est-ce que la politique étrangère? La coopération entre les classes supérieures des différentes nations.
Quelle candeur sans seconde de croire à la chasteté en amour !
Il faut éclairer d'abord et réformer ensuite.
Le capital ne réside pas seulement dans le travail manuel; l'intelligence est un capital et le zèle aussi.
Le droit d'avoir une opinion et de l'exprimer librement ne serait pas garanti du fait que les ouvriers posséderaient des machines.
L'éducation fait de chacun de nous une pièce de machine et non pas un individu.
On ne peut avoir d'autre tâche par rapport à la vie que de la conserver jusqu'à ce qu'on meure.
L'âme de l'homme n'est-elle pas aussi une flamme qui se joue? Elle voltige et s'agite en lui, au-dessus de lui, autour de lui, comme la flamme autour du bois raboteux.
Alice: J'ai à peu près oublié ce qu'est le rire. - Le capitaine: Il ne faut jamais l'oublier... On s'embête assez sans cela.
Il m'arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres.
Il est parfois bien de ne pas tout dire, de ne pas tout voir. Cela s'appelle l'indulgence, et nous en avons tous besoin.
Sans un point d'appui solide hors de moi, je suis dans l'impossibilité de m'incliner.
Tu vois, ce qu'il y a de pire, c'est de rester silencieux quand les vieux disent des sottises...
Oui, mes enfants, la vie est comme une balançoire: on se trouve en haut, on regarde autour de soi avec arrogance, et puis on se retrouve en bas, on remonte, etc.
Il y a des loups, et il y a des moutons. Ce n'est pas un honneur, aux yeux du monde, d'être un mouton. Mais j'aime tout de même mieux cela que d'être un loup.
On dirait que la vie n'est qu'une immense dérision.
Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'énigme du monde; à trente ans, on commence à réfléchir sur elle et à quarante, on découvre qu'elle est insoluble.
Œuvres de August Strindberg
Bohême suédoiseDe l'infériorité de la femmeDéclaration de Strindberg rapportée par Birger Môrner dans Le Strindberg que j'ai connu.Inferno (1897)L'AbbayeL'EcrivainL'anneau des LöwenköldLa Chambre rouge (1879)La Danse de mortLa Sonate des spectres (1907)La saga des FolkungarLe Chemin de Damas (1898)Le Fils de la servanteLe Fils de la servante (1886), II, Le dressage commenceLe Fils de la servante (1886), IV, Contact avec la classe inférieureLe couronnement de l'édificeLe plaidoyer d'un fouMademoiselle Julie (1888)Mademoiselle Julie (1888), PréfaceMaître Olof (1872)