Auteur

Arsène Housset, dit Arsène Houssaye

Quand un homme a donné ses vertes années à l'étude, et qu'il trouve l'amour dans la troisième jeunesse, il est plus près des vingt ans que tous ceux qui ont vingt ans sans amour.
Quand on aime, on a le diable au corps et Dieu dans le coeur. Quand on écrit avec passion, c'est avec la griffe du diable et le doigt de Dieu.
La femme la plus insouciante ou la plus éperdue n'oublie jamais que le temps passe vite comme l'étoile qui file.
L'amour ne vieillit pas, il meurt enfant.
Etre aimé, adorable supplice qu'on fuit et qu'on recherche; mais. n'est pas qui veut heureux au jeu de l'amour.
Pour arriver à connaître la femme, il faut les avoir étudiées toutes; il faut avoir voyagé, avec le fil d'Ariane, dans ces labyrinthes charmants, où si peu de philosophes se retrouvent.
Dans les affaires d'amour, la griffe du diable se trouve toujours à côté du doigt de Dieu.
La jalousie est une chose terrible, qui déchire les coeurs avec ses ongles de fer.
Le tiers des femmes se donne pour de l'argent, le second tiers pour de l'amour, le dernier tiers pour rien. - Celles-là sont les plus faciles.
Les femmes ne vivent pas dans l'avenir, leur règne est au jour le jour, car c'est le règne de la beauté, qui ne peut que perdre en avançant.
Ne pas manquer à sa maîtresse, c'est manquer à son amour.
L'amour c'est la joie éphémère, - C'est le songe charmant qui vient dans le sommeil - Sans l'amour, la vie est amère, - C'est l'enfant qui n'a plus de mère, - Le ciel qui n'a plus de soleil.
L'amour, c'est la fleur de la brandie; - C'est l'ange aux aîles d'or qui plane dans le ciel, - Et qui sur les inondes se penche - En secouant sa robe blanche - D'où tombe l'absynthe et le miel.
La préface de l'amour vaut mieux que l'amour lui- même.
L'amour, c'est une chanson qu'on chante à deux; après avoir chanté la chanson, on ne chante plus que le refrain, et quelquefois on le chante tout seul!
Ils vont chercher midi à quatorze heures, comme si l'amour était une affaire compliquée. Mais l'amour, c'est tout simple: on se rencontre, bonjour bonsoir, et c'est fini. Moi, je n'y vais pas par quatre chemins.
J'ai inscrit sur ma porte cet aphorisme d'un auteur contemporain : la plupart des gens vivent pauvres pour mourir riches ; il est bien plus simple et bien plus utile de vivre riche et de mourir riche.
A force de remuer des mots amoureux il trouvait le vrai mot, comme ces imbéciles qui à force de parler finissent par trouver une chose spirituelle.
Aimons-nous follement ! - La science de vivre - Est de mourir tout doucement - Près de ton sein charmant - Où l'Amour, étant ivre, - Ecrivit ce beau livre : - Aimons-nous follement !
Aimons-nous follement ! - La science de vivre - Est de mourir tout doucement - Près de ton sein charmant - Où l'Amour, étant ivre, - Ecrivit ce beau livre : - Aimons-nous follement !
Aimons-nous follement Jusqu'à la frénésie ! - Que dit l'étoile au firmament, - La rose à son amant, - La lèvre à l'ambroisie, - L'Art à la Poésie ? - Aimons-nous follement !

Œuvres de Arsène Housset, dit Arsène Houssaye

L'Amour comme il est (1858)L'arbre de science (1843)La Comédie au coin du feuLa Comédie au coin du feu, VILa Couronne de bluets (1836)La symphonie des vingt ans (1867), Ceux qui aiment toujoursLes Femmes comme elles sont (1892)Les Parisiennes (1862)