Chacun de nous a dans son cœur un air qui vient parfois lui parler des voies qu'il n'a pas choisies et des vies qu'il n'a pas vécues.
J'ai rencontré, je ne sais comment, un gaillard énorme, blême et triste comme moi, un bataillonnaire.
Ils n'ont rien, mon commandant, rien. Ce sont des commotionnés. Ils sont intacts, mais ils n'entendent rien et ne voient rien.
Il y eut un sacré remue-ménage sur le plateau. Les deux «dépliants» se déplaçaient dangereusement avec une découverte en forme, de cinq mètres de long, peinte sur carton, qui représentait la Grande Bleue.
Le brouillard du matin devait retenir les fumigènes allemands. Fumigènes ! Oui, c'étaient des obus fumigènes et rien d'autre.
Pierre Laval était revenu au pouvoir «sur de nouvelles bases», qui ne plaisaient pas du tout aux prisonniers, maréchalistes compris.
L'ennemi pour moi, c'est tout ce qui abaisse l'homme.
Ce que je commence à comprendre, c'est que l'homme est toujours plein de contradictions. Toujours. Toujours. Que c'est sa marque d'authenticité.
Œuvres de Armand Lanoux