C'est par nous que Dieu s'obtient.
C'est une extraordinaire chose que le théâtre. Des gens comme vous et moi s'assemblent le soir dans une salle pour voir feindre par d'autres des passions qu'eux n'ont pas le droit d'avoir - parce que les lois et les moeurs s'y opposent.
C'est une vaine ambition que de tâcher de ressembler à tout le monde, puisque tout le monde est composé de chacun et que chacun ne ressemble à personne.
Ce que je sens divers, c'est toujours moi.
Ce qui n'est pas, c'est ce qui ne pouvait pas être.
Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire.
De combien d'hommes ne peut-on penser que c'est par médiocrité qu'ils sont sages?
Dès l'instant que j'eus compris que Dieu n'était pas encore mais qu'il devenait, et qu'il dépendait de chacun de nous qu'il devînt, la morale en moi fut restaurée.
En art, comme partout, la pureté seule m'importe.
Entre le «to be» et le «not to be» pas assez de distance pour glisser le monologue de Hamlet.
Familles ! je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur.
Il entre dans toutes les actions humaines plus de hasard que de décision.
Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons.
Il est bon de suivre sa pente pourvu que ce soit en montant.
Il faut de l'esprit pour bien parler, de l'intelligence suffit pour bien écouter.
Il n'a plus rien: tout est à lui!
Il n'y a guère de «règles de vie» dont on ne puisse se dire qu'il y aurait plus de sagesse à en prendre le contre-pied qu'à les suivre.
Il n'y a pas de problème; il n'y a que des solutions. L'esprit de l'homme invente ensuite le problème.
Ils sont rares, de nos jours, ceux qui atteignent la quarantaine sans vérole et sans décoration.
J'admire toutes les formes de la sainteté (encore que certaines me soulèvent le coeur).
J'aime ceux qui ne savent pas trop pourquoi ils aiment, c'est qu'alors ils aiment vraiment.
Je hais la foule.
Je n'admets qu'une chose pour ne pas être naturelle: l'art.
Le parfait est ce qui n'est plus à refaire...
Je n'admire jamais tant la beauté que lorsqu'elle ne sait plus qu'elle est belle.
Œuvres de André Gide
Ainsi soit-ilAinsi soit-il (1952)Ainsi soit-il (Dernières lignes écrites par Gide)Ainsi soit-il ou Les Jeux sont faits (1952)AjaxAttendu que...Caractères (1925)Carnets d'EgypteConférence prononcée à Beyrouth en 1946Correspondance avec Francis JammesCorrespondance, Gide - Martin du GardCorrespondance, à André Rouveyre, 31 octobre 1924Correspondance, à François Mauriac.CorydonCorydon (1920)Corydon (1920), PréfaceDe l'influence en littérature (1900)DiversDivers (1931), CaractèresDivers (1931), Un esprit non prévenu