Auteur

Aloysius Bertrand

Il n'y a pas de serrure dont le crime n'ait la clef.
Le diable existe ... On le voit partout comme je vous vois. C'est pour lui épiler mieux la barbe que les miroirs de poche ont été inventés.
L'art ayant été pour moi ce qu'est une aiguille dans une meule de foin.
La poésie est semblable à l'amandier: ses fleurs sont parfumées et ses fruits sont amers.
L'art a toujours deux faces antithétiques.
Combien la solitude a d'attraits pour le poète.
Elles égrènent le rosaire ou nattent leurs cheveux, les brunes Andalouses, nonchalamment bercées au pas de leurs mules.
Nous avons tous dans le passé un jour de bonheur qui nous désenchante l'avenir.
Et comme le cavalier se penchait, il éborgna son valet du bout de son épée.
Mon livre, le voilà tel que je l'ai fait et tel qu'on doit le lire, avant que les commentateurs ne l'obscurcissent de leurs éclaircissements.
Console-toi, tu n'auras pour linceul les bandelettes tachetées d'or d'une peau de serpent, dont je t'emmailloterai comme une momie.
On n'englue pas le diable comme un merle à la pipée.
Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.

Œuvres de Aloysius Bertrand

Gaspard de la NuitGaspard de la Nuit (1842)Gaspard de la Nuit (1842), OndineGaspard de la Nuit (1842), Silves, A M. Sainte-Beuve