Auteur

Alfred de Vigny

Un livre est une bouteille jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette: attrape qui peut.
Car l'amour d'une femme est semblable à l'enfant - Qui, las de ses jouets, les brise triomphant, - Foule d'un pied volage une rose immobile - Et suit l'insecte ailé qui fuit sa main débile.
Dieu! que le son du cor est triste au fond des bois!
Le vrai Dieu, le Dieu fort, c'est le Dieu des idées.
Le théâtre n'a jamais été en Angleterre qu'une mode des hautes classes ou une débauche du bas peuple.
Les Français sont satisfaits à peu de frais, un peu de familiarité dans les manières leur semble de l'égalité.
L'ennui est la maladie de la vie. On se fait des barrières pour les sauter.
On parle de la foi. Qu'est-ce, après tout, que cette chose si rare? - Une espérance fervente. - Je l'ai sondée dans tous les prêtres qui disaient la posséder et n'ai trouvé que cela. - Jamais la certitude.
Notre nation est légère et taquine. Elle ne veut laisser tranquille aucune supériorité.
Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme sur du marbre. - J'aime à labourer.
La raison offense tous les fanatismes.
La réputation n'a qu'une bonne chose, c'est qu'elle permet d'avoir confiance en soi et de dire hautement sa pensée.
Les acteurs sont bien heureux, ils ont une gloire sans responsabilité.
La Raison parle, mais l'Amour chante.
L'art est la vérité choisie.
Muet, aveugle et sourd au cri des créatures, - Si le Ciel nous laissa comme un monde avorté, - Le juste opposera le dédain à l'absence, - Et ne répondra plus que par un froid silence - Au silence éternel de la Divinité.
Ô jeunesse, jeunesse, toujours nommée imprévoyante et légère de siècle en siècle ! de quoi t'accuse-t-on aujourd'hui ? Amis, qu'est-ce qu'une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge mûr ?
Il est une contrée où la France est bacchante - Où la liqueur de feu mûrit au grand soleil - Où l'esprit des vins purs aux laves est pareil.
Il n'y a, en France, qu'un malhonnête homme de moins.
On n'abolira jamais complètement la peine de mort en France car au train où vont les instructions, il y aura toujours des prévenus qui mourront de vieillesse.
La vie est trop courte pour que nous en perdions une part précieuse à nous débattre.
Amis, qu'est-ce qu'une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge mûr ?
Je n'aime pas les prisoniers ... ; on se fait tuer.
Le fort fait ses événements, le faible subit ceux que la destinée lui impose.
Adieu! et si c'est pour toujours, pour toujours encore adieu.

Œuvres de Alfred de Vigny

A propos de la mort de Talleyrand.Chatterton (1835)Chatterton (1835), II, 1Chatterton, I, 5, le QuakerCinq-Mars (1826)Dictionnaire Le Littré, Supplément.DoloridaJournalJournal d'un poèteJournal d'un poète (1867)Journal d'un poète (1867), 1832Journal d'un poète (1867), 1835Journal d'un poète, 1824Journal d'un poète, 1829Journal d'un poète, 1833Journal d'un poète, 1834Journal d'un poète, 1835Journal d'un poète, 1839Journal d'un poète, 1840Journal d'un poète, 1843