Auteur

Alfred de Musset

Si je vous le disais pourtant, que je vous aime, - Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez?
Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses.
Tout ce qui était n'est plus; tout ce qui sera n'est pas encore. Ne cherchez pas ailleurs le secret de nos maux.
Un jeune curé fait les meilleurs sermons.
Une femme, c'est une partie de plaisir! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une: voilà une belle nuit qui passe?
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
Vive le mélodrame où Margot a pleuré.
Vous êtes comme les roses du Bengale, - Marianne, sans épines et sans parfum.
Adieu! je crois qu'en cette vie - Je ne te reverrai jamais. - Dieu passe, il t'appelle et m'oublie; - En te perdant je sens que je t'aimais.
L'amour est tout, - l'amour, et la vie au soleil. - Amour est le grand point, qu'importe la maîtresse? - Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse!
Amour, fléau du monde, exécrable folie.
Va-t'en, retire-toi, spectre de ma maîtresse! - Rentre dans ton tombeau, si tu t'en es levé; - Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse, - Et, quand je pense à toi, croire que j'ai rêvé...
Le coeur d'un homme vierge est un vase profond: - Lorsque la première eau qu'on y verse est impure, - La mer y passerait sans laver la souillure, - Car l'abîme est immense et la tache est au fond.
Ah! malheur à celui qui laisse la débauche - Planter le premier clou sous sa mamelle gauche!
Il faut aimer sans cesse après avoir aimé.
Qui ne sait que la nuit a des puissances telles, - Que les femmes y sont, comme les fleurs, plus belles.
Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime, - D'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour même.
Ah! celui-là vit mal qui ne vit que pour lui.
La moitié d'un violent amour, c'est presque une amitié ...
Qui peut lécher peut mordre, et qui peut embrasser peut étouffer.
La pensée - D'un homme est des plaisirs et d'oublis traversée; - Une femme ne vit et ne meurt que d'amour; - Elle songe une année à quoi lui pense un jour!
La poésie ... c'est bien. Mais la musique, c'est mieux.
C'est la musique, moi, qui m'a fait croire en Dieu.
J'ai trop connu ce qu'on est convenu d'appeler la vie, pour n'avoir pas trouvé au fond de cette mer le mépris de ce qu'on aperçoit à la surface.
L'art est constamment au-dessous de la nature, surtout lorsqu'il cherche à l'embellir!

Œuvres de Alfred de Musset

A JuanaA Madame Cne T. (1847)A Madame XA Mademoiselle RachelA Mademoiselle Zoé le Douairin (1826)A ma mèreA mon frère revenant d'Italie (1844)A quoi rêvent les jeunes filles (1832)A quoi rêvent les jeunes filles (1832), IAndré del Sarto (1833)André del Sarto (1833), II, 2Après une lecture (1842)Barberine, Acte I, Scène IV (1853)Bettine (1851)Billet, à Aimée d'Alton, 14 janvier 1842Carmosine (1850)Carmosine (1850), III, 8ChansonChanson de Barberine (1836)Comédies et Proverbes