Auteur

Alfred Capus

J'admets parfaitement que l'on trompe sa femme. La nature humaine est la nature humaine... Mais on n'a pas le droit de se laisser pincer: la fidélité de l'homme, c'est la prudence.
Les célibataires connaissent mieux les femmes que les hommes mariés; sinon ils seraient mariés.
On se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.
C'est surtout quand les journées paraissent longues que les années passent vite.
On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.
Je veux bien être embêté toute ma vie par les femmes, mais pas par la même.
Une femme qui ne vous fait plus de reproches est une femme qui ne vous aime plus.
Les femmes laides vieillissent mieux que les jolies femmes: elles passent de l'ombre à l'obscurité.
Le mariage est une chose et l'amour en est une autre. L'amour passe et le mari reste.
Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière.
Venise est une ville de passion: c'est une ville pour les lunes de miel ou pour les ruptures.
Il avait raison le plus souvent avec une manière de l'assurer qui lui donnait tort.
Les femmes ont autant de façon d'aimer que d'amants, de sorte que chacun peut croire qu'il est le premier.
Deux acquittements valent une condamnation.
Il y a des mauvais conseils que seule une honnête femme peut donner.
Une femme qui a de la finesse ne se trompe pas sur la valeur véritable et profonde de celui qu'elle aime. Et si nous aimons un imbécile, nous nous en apercevons bientôt.
Le bon sens et l'ironie, en France, sont nés le même jour.
Tant qu'on ne sait pas marcher tout seul, on reste dans son jardin.
Un homme capable d'offrir un hôtel à une femme n'est jamais le premier venu.
Ce qu'on appelle la chance, c'est la faculté de s'adapter instantanément à l'imprévu.
L'âge véritable, celui qui compte, ce n'est pas le nombre des années que nous avons vécues, c'est le nombre des années qu'il nous reste à vivre.
On n'a pas le droit de blasphémer quand on ne croit à rien.
Une escroquerie, c'est une bonne affaire qui a rencontré une mauvaise loi.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophes imaginaires.
C'est un homme à qui l'on ne peut plus serrer la main mais la menotte.

Œuvres de Alfred Capus

Brignol et sa fille (1894), III, 13L'AdversaireL'Adversaire (1903)La Petite FonctionnaireLa Petite Fonctionnaire (1901), I, 8, HermanceLa TraverséeLa Veine (1901)La bourse ou la vieLe Beau Jeune HommeLe GesteLes Deux Hommes (1908)Les PassagèresLes Passagères (1906)Les Passagères (1906), I, 4, AmélieLes Pensées (1988)Les Pensées (1988) (A propos d'un financier mêlé à une escroquerie.)Lettre, à Jules Renard, 1895Mariage bourgeoisMoeurs du temps (1912-1913)Monsieur veut rire