Quand le travail est un plaisir, la vie est belle! Mais quand il vous est imposé, la vie est un esclavage.
Auteur
Alekseï Maksimovitch Pechkov, dit Maxime Gorki
La femme, c'est une force ; elle a trompé Dieu Lui-même, oui, parfaitement ! C'est à cause d'Eve que tout le monde s'en va en enfer, oui, parfaitement !
Le travail de l'esprit, pendant l'enfance, creuse dans l'âme des plaies si profondes que, parfois, elles ne peuvent plus se fermer.
Lorsque Dieu nous envoie sur la terre, nous sommes de stupides enfants, il veut que nous en revenions vieillards instruits, donc il faut apprendre !
L'argent, ce n'est pas comme les gens, il n'y en a jamais de trop.
La lecture empêche les querelles et le bruit ; c'est une bonne chose.
On a beau se démener, on peut espérer ce qu'on veut, mais personne n'échappera au linceul et à la tombe !
Qui suis-je ? Un être humain. Et l'autre, qui est-il ? Un être humain aussi. Alors quoi ? Dieu exigerait-il de lui ou de moi un impôt différent ? Non, nous sommes tous égaux devant Dieu... Il faut que nous soyons égaux dans la vie.
La sagesse de la vie est toujours plus profonde que la sagesse des hommes.
Celui qui n'a jamais rien eu de bon dans la vie ne fera de tort à personne s'il invente une histoire et puis la raconte comme si elle était vraie. Il raconte et finit par y croire lui-même et cela lui est doux.
Chaque homme qui lutte avec la vie, qui est vaincu par elle et prisonnier de sa boue, est plus un philosophe que Schopenhauer, parce que jamais une idée abstraite ne prendra une forme aussi précise et imagée que tire d'un cerveau la souffrance.
En Russie, il y a beaucoup d'écorces, de coquilles ; on croit voir un homme et, quand on regarde de près, on s'aperçoit qu'il n'en a plus que le dehors, le noyau manque, on l'a rongé.
Ce n'est pas seulement parce que la couche de boue bestiale est si grasse et si fertile chez nous que notre vie est singulière, mais parce que des choses pures, saines et fécondes arrivent à se frayer victorieusement une voie à travers ces obstacles.
Ainsi donc à la question : «Pourqui me suis-je mis à écrire ?», je réponds : à cause de la «pauvreté accablante de ma vie» qui faisait pression sur moi ; et aussi parce que j'avais tant d'impressions diverses que «je ne pouvais pas ne pas écrire».
«La morale des seigneurs» m'était aussi odieuse que «la morale des esclaves», une troisième morale s'échafaudait en moi : «aide celui qui se relève».
Ce n'est pas le mot qui importe, c'est le pourquoi du mot !
Satine : Dis-moi, mage favori des dieux, que me réserve l'avenir ? Je me suis fait nettoyer à fond ! Tout n'est pas perdu, grand-père : il y a encore sur terre des tricheurs plus habiles que moi !
Ce n'est pas que je me repente... La conscience, je n'y crois pas. Seulement, je sens qu'il faudrait vivre... autrement ! Il faut vivre mieux que ça pour pouvoir s'estimer soi-même.
Si tu crois en lui, il existe si tu n'y crois pas, il n'existe pas. Rien n'existe si on n'y croit pas.
J'ai une place. Je suis chasseur dans une cordonnerie de luxe, dans la principale rue de la ville.
Mourir, ça n'est pas bien malin ; ce qu'il te faudrait, c'est savoir vivre.
Tu es de trop partout... d'ailleurs, tous les hommes sont de trop sur terre.
Œuvres de Alekseï Maksimovitch Pechkov, dit Maxime Gorki
Dans les Bas-Fonds (1902)Dans les Bas-Fonds (1902), IV, I, SatineEn gagnant mon pain (1915-1916)En gagnant son painLa Naissance de l'hommeLe Chant du fauconLe Métier des lettres, Causerie sur le métierLe Métier des lettres, Comment j'ai appris à écrireLes Barbares (1898)Les Ennemis (1971)Les Petits Bourgeois (1902)Les Vagabonds, KonovalovLes Vagabonds, Mon compagnonMa vie d'enfant (1913)Propos intempestifsVassa Geleznova