Œuvre

Ma vie d'enfant (1913)

La connaissance est toujours un butin.
En Russie, il y a beaucoup d'écorces, de coquilles ; on croit voir un homme et, quand on regarde de près, on s'aperçoit qu'il n'en a plus que le dehors, le noyau manque, on l'a rongé.
Ce n'est pas seulement parce que la couche de boue bestiale est si grasse et si fertile chez nous que notre vie est singulière, mais parce que des choses pures, saines et fécondes arrivent à se frayer victorieusement une voie à travers ces obstacles.
Mourir, ça n'est pas bien malin ; ce qu'il te faudrait, c'est savoir vivre.