Auteur

Albert Caraco

La Chine est un modèle d'univers, et non de pays, et c'est là ce qui la rend unique. Où beaucoup d'hommes vivent, la place manque, la politesse est un devoir.
Les hommes ne semblent perfectibles qu'en tant qu'automates, non en tant que sujets libres.
La France ne m'a jamais ouvert ses portes et je ne le lui pardonnerai guère, je n'y trouvai personne et je la hais en conséquence.
Nos poulets et nos porcs sont mieux nourris que la moitié des enfants de la Terre, imaginez que l'on remédiât à ce scandale et ce n'est là qu'un paradoxe parmi douze ou quinze.
Il est un devoir d'objectivité, cela renverse nos traditions et cela remet en problème les fondements, dont nous nous appuyons parfois à tort, l'ordre et ce devoir-là ne marchent pas sur une même ligne.
Sans la promiscuité rituelle, le commandement de nous aimer ici-bas les uns les autres, n'a pas de sens et ne prendra jamais effet.
Les êtres humains sont très misérables, les plus heureux sont les plus occupés et ce sont aussi les plus innocents, il faut précipiter les mortels dans le surménage, le loisir est un privilège à la mesure des plus admirablement doués.
Malheureux sans remède nous nous sentons bon gré mal gré engagés le long du labyrinthe de l'absurde et nous n'en sortirons que morts, car notre destinée est de multiplier toujours, à seule fin de périr innombrables.
Le vrai bonheur ne nous incline que fort rarement aux aventures de l'esprit. Les écrivains et les artistes, sans faire mention des philosophes, sont mécontents d'eux-mêmes ou du monde, à moins que ce ne soit d'eux-mêmes et du monde.
Les êtres nobles aiment rarement la vie, ils lui préfèrent les raisons de vivre, et ceux qui se contentent de la vie sont toujours des ignobles.
Nos poulets et nos porcs sont mieux nourris que la moitié des enfants de la Terre, imaginez que l'on remédiât à ce scandale et ce n'est là qu'un paradoxe parmi douze ou quinze...

Œuvres de Albert Caraco

Bréviaire du chaos (1982)Le Galant Homme (1979)Ma confession (1975)Post Mortem (1968)