L'important, c'est de comprendre le consommateur d'aujourd'hui et de lui proposer la nourriture d'aujourd'hui. Celle de demain, on est déjà en train d'y réfléchir, mais c'est d'être contemporain.
Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
Petit à petit, on apprend des gestes qu'on répète, c'est ce qu'on appelle l'expertise.
Parce que la compétition est féroce et la connaissance est à la portée de tous, aujourd'hui, l'important, c'est de courir plus vite que les autres.
La légitimité du succès d'un restaurant, ça reste quand même quotidiennement ce que l'on sert dans l'assiette.
Mais heureusement qu'on a peur, finalement, c'est comme un moteur, enfin, c'est comme une alimentation.
L'étonnement, des fois, est dans les choses les plus simples. Enfin, est-ce que le nouveau luxe ça ne serait pas la simplicité?
La perfection n'est pas de ce monde et certainement pas dans mon métier. En tout cas, tous les jours on se remet en question, on essaie de s'améliorer, demain on sera meilleur qu'hier.
J'essaie d'avoir une grande mémoire de ce que j'ai goûté, c'est ce qui fait ma culture finalement, ma culture de nourriture, c'est ce que je mange et je goûte partout dans le monde.
On se défend de lire ce qu'on écrit sur nous, d'abord parce que je n'ai pas le temps. ... Je préfère lire ce qu'on écrit sur les autres. Ca construit.
Ma mémoire de goût, très clairement, elle vient du Sud-Ouest.
Je pense que nous sommes des marchands de bonheur, des marchands de plaisir. Je pense qu'une sorte de générosité est indispensable quand on est cuisinier, il faut être généreux. Il faut donner, partager et aimer donner et faire plaisir.
C'est une histoire d'amour la cuisine, il faut tomber amoureux des produits et puis des gens qui les font.
Le consommateur aujourd'hui, il est infidèle, il est zappeur, donc il faut le séduire par des choses différentes.
Œuvres de Alain Ducasse