Aujourd'hui, nous recevons trois éducations différentes ou contraires: celle de nos pères, celle de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.

À lire aussi de Charles de Secondat, baron de Montesquieu

Les princes, dit l'abbé de Mongault, s'ennuient parce qu'on les élève pour ne s'ennuyer jamais. Toujours de nouveaux amusements. Il faut leur apprendre à s'ennuyer quelquefois, pour être gais dans la suite.
Les Anglais sont des génies singuliers ; ils n'imiteront pas même les anciens qu'ils admirent : leurs pièces ressemblent bien moins à des productions régulières de la nature, qu'à ces jeux dans lesquels elle a suivi des hasards heureux.
La nature semblait avoir sagement pourvu à ce que les sottises des hommes fussent passagères, et les livres les immortalisent.
Une chose n'est pas juste parce qu'elle est loi. Mais elle doit être loi parce qu'elle est juste.
Dans un temps court, et dans le même lieu, il ne peut y avoir probablement qu'une seule action principale; les autres sont accessoires.
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Dans la même œuvre

Il faut dans les lois une certaine candeur. Faites pour punir la méchanceté des hommes, elles doivent avoir elles-mêmes la plus grande innocence.
L'homme pieux et l'athée parlent toujours de religion: l'un parle de ce qu'il aime et l'autre de ce qu'il craint.
Ce n'est point le corps des lois que je cherche, mais leur âme.
Dans un Etat, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.
L'esprit d'égalité extrême, conduit au despotisme d'un seul.