C'était à nouveau la valse des sourires. Etonnant comme parfois on prend des résolutions, on se dit que tout sera ainsi dorénavant, et il suffit d'un mouvement infime des lèvres pour casser l'assurance d'une certitude qui paraissait éternelle.
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Au fond, je crois que le rôle du fonctionnaire en première ligne dans un commissariat est de dégoûter le plaignant. Il est comme un videur à l'entrée d'une boîte de nuit qui décide quelles plaintes il peut laisser passer.
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C'est toujours ainsi : il suffit d'être confronté aux drames de la vie pour se sentir ridicule de s'être fait une montagne d'un rien. De notre rien.
On devrait vivre sa vie à l'envers pour ne pas la rater.
Que veulent les vieux? Ils s'isolent lentement, sur ce chemin qui conduit à la blancheur.
Personne n'entend ceux qui disent vouloir être seuls.
Dans la même œuvre
La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours.
Les bonnes idées viennent la nuit pendant que les mauvaises idées dorment.
Le soulagement est la version douce de la lâcheté.
Il y a un âge où les seules sorties qu'on accepte sont les enterrements.
Mon coeur était comme une chaîne de vélo qui a déraillé; j'en avais assez de tourner dans le vide; je voulais que mon coeur batte enfin utilement. J'attendais tout de la tendresse.