Au début du siècle, lorsque Freud rendit publique la théorie selon laquelle la vie entière n'est faite que de sexualité, tout le monde fut horrifié d'entendre énoncer ce fait, bien que tout le monde connût ce fait depuis longtemps déjà.

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Il ne suffit pas d'exister ; il faut aussi attirer l'attention sur le fait qu'on existe. Il ne suffit pas simplement d'être, on doit également agir. Mais qui agit dérange - et cela au sens le plus noble du terme.
Je n'ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n'ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale.
L'intelligence était intacte et n'avait subi aucun dommage mais le sentiment était atrophié et malade. Je ne pouvais avoir de sentiments, surtout pas de sentiments pour d'autres gens ; je ne pouvais aimer personne.
A la sérénité du Bouddha l'agitation du monde paraît ridicule, car lui-même n'a plus rien à voir avec cela. Au cynique les sentiments du prochain paraissent ridicules parce que lui-même n'a plus de sentiments. A celui qui ne joue pas au football il paraît ridicule de courir pendant des heures après un petit ballon de cuir ; il ne se demande pas si ce jeu ne serait pas follement amusant, il ne voit que le côté ridicule de ces hommes adultes qui jouent comme de petits garçons. Sans doute celui qui fait quelque chose se rend-il toujours ridicule aux yeux de celui qui ne fait rien.
Celui qui agit peut toujours prêter le flanc ; celui qui n'agit pas ne prend même pas ce risque. On pourrait dire que ce qui est vivant est toujours ridicule car seul ce qui est mort ne l'est pas du tout.
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Le bonheur, c'est ce qui fonctionne.
Je suis jeune et riche et cultivé; et je suis malheureux, névrosé et seul.
On avait coutume chez nous de le remettre à «demain», cette date favorite de tous les faibles qui se consolent à l'idée que «demain» veut généralement dire «jamais».
D'abord, il m'avait fallu être un enfant qui n'avait le droit de ne rien savoir sur la sexualité, et aussitôt qu'on eut lieu de croire que j'en savais quelque chose, je fus censé être tout à fait au-dessus de ces choses-là.
Il y en a qui croient à une origine nettement psychosomatique du cancer. Chez moi il s'agit clairement de ce cas, et je dois dire que je suis au fond heureux que la maladie ait enfin éclaté.