Il n'est pas de mal plus haïssable que le mal qui ne porte pas sa peine, que le moindre péché, que le péché véniel, que le péché «prudent», que le plus petit péché, que le péché qui pèche contre l'Imprudence.
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Aimer, c'est subjectivement l'abolition du monde au profit de quelqu'un.
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L'originalité de l'esprit aussi bien que de la sensibilité, c'est d'esquiver l'évidence pour être sensible à ce qui risque de n'être pas remarqué.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme? Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec une passion singulière l'être.
C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devra faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un.
Le vieil archiprêtre, ses cheveux plus blancs que l'aminct ... dirigeait à travers les nefs et les chapelles la procession.
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L'amour fait le vide autour d'un seul visage.
Aime-t-on vraiment quelqu'un ? Tout le reste n'existe plus.
Pouvoir d'affirmation de l'amour. On s'arroge le droit et le pouvoir de faire un dieu, de réaliser à son usage une sorte d'apothéose privée.