Adolf jure sur son oeuvre qu'il est de pure souche aryenne, Eva Braun fait de même. L'un après l'autre, ils déclarent qu'ils ne sont affligés d'aucune maladie héréditaire, d'aucune tare, maladie mentale, maladie vénérienne, épilepsie... qui pourrait entacher leur descendance et la race. Quelle race ? Quelle descendance? Magda se figure qu'ils n'auront jamais d'enfants. L'autre n'en a jamais voulu. Aux hommes, il préfère les chiens, ses chiens. Aux femmes aussi d'ailleurs. Et pourtant c'est bien cet homme qui s' est porté garant de la pureté de la race...

À lire aussi de Sébastien Spitzer

Te souviens-tu de nos promenades en Thuringe, à Ettersberg, quand nous nous rendions sous le même chêne que Goethe, celui sous lequel la légende veut qu'il s'installât pour méditer ? Nous nous y étions assis tous les deux en tailleur, adossés à son tronc, et nous fermions les yeux pour sentir l'« âme du maître ». La seule chose que tu avais sentie, c'était le picotement de la fourmilière sur laquelle nous nous étions assis. Tu t'étais levée d'un bond. Tu avais douze ans, je crois. Et nous avions bien ri.
Mes lettres sont des boomerangs. Elles me sont toutes revenues. J'ai profité de la nuit pour glisser des mots sous ta porte. ils sont restés lettre morte.
Bonne maman avait tort. Aimer, ce n'est pas seulement quand on s'est perdus. C'est aussi se retrouver.
Les ambitions, la volonté, la force et le courage font la grandeur.
La dernière chose que nous possédons, c'est notre histoire.
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La beauté a sa propre poésie. Elle fait du bien à ceux qui savent la voir.
Pour survivre, il faut s’oublier. Oublier l’épuisement. Oublier les blessures. Oublier ce creux au bide. Oublier ses besoins et les odeurs d’urine et de merde qui collent à la peau parce qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se chier dessus, sans perdre la cadence.
Pour survivre, il faut s’oublier.
Te souviens-tu de nos promenades en Thuringe, à Ettersberg, quand nous nous rendions sous le même chêne que Goethe, celui sous lequel la légende veut qu'il s'installât pour méditer ? Nous nous y étions assis tous les deux en tailleur, adossés à son tronc, et nous fermions les yeux pour sentir l'« âme du maître ». La seule chose que tu avais sentie, c'était le picotement de la fourmilière sur laquelle nous nous étions assis. Tu t'étais levée d'un bond. Tu avais douze ans, je crois. Et nous avions bien ri.
C'est sans doute le propre des grandes civilisations que d'atteindre des sommets dans l'art de faire du mal.