A sa manière, on peut croire que l'entreprise pratique ce que l'anthropologue Marcel Mauss appelait le potlatch, qui consiste, dans des peuplades primitives, à amasser des surplus et des richesses très grandes afin de les dépenser en pure perte.

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La philosophe Hannah Arendt le disait déjà: le capitalisme engendre du superflu, et c'est d'abord nous qui sommes superflus!
Souvenez-vous que l'entreprise n'est pas le lieu de l'épanouissement, cela se saurait.
Ne crois pas trop à ce que tu fais, ce serait inutile, voire antiproductif. Les individus qui prennent au sérieux les tâches qui leur sont confiées sont des empêcheurs de tourner en rond, voire des fanatiques, qui mettent en danger le système.
On travaille pour faire bouillir la marmite ! Si les gens aimaient vraiment cela, ils travailleraient gratuitement.
La stratégie, c'est simple, puisqu'il n'y a que deux choix possibles; du reste Fidel Castro, lider maximo des cubains, s'époumonait dans l'un de ses discours-fleuves des belles années (qui ne datent pas d'hier): «Il n'y a pas de troisième voie».
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Ne crois pas trop à ce que tu fais, ce serait inutile, voire antiproductif. Les individus qui prennent au sérieux les tâches qui leur sont confiées sont des empêcheurs de tourner en rond, voire des fanatiques, qui mettent en danger le système.
Pierre de Coubertin disait que l'important c'était de participer, mais l'important aujourd'hui c'est de participer le moins possible.
Prendre des notes en réunion n'est jamais inutile pour l'amateur de formules creuses et pipeautées.
La preuve que vos diplômes ne valent plus grand-chose? Quel que soit le papier qui vous sert de cache-misère, l'entreprise ne fait que tolérer votre présence.
Pourquoi tant de colifichets et de mots d'ordre? parce que l'entreprise, à l'instar de notre société tout entière, est menacée par des ferments de décomposition.